Posté le 02.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
C'est mon premier billet sur le blog de mon esclave, je suis Sarah.
j'écris ici pour simplement informer les lecteurs de mélissa que, si elle se comporte convenablement la semaine à venir, elle récupèrera le droit de mettre ce blog à jour.
Elle m'a paru plutôt en manque et s'est dite prête à tout pour reprendre le droit d'écrire ici, je l'ai donc prise au mot.
La condition à cela est naturellement plutôt particulière, mais je ne détaillerai pas plus, il faudra vous contenter de cette information. Si ce blog n'était pas remis à jour, cela voudra simplement dire que mélissa n'a pas fait preuve de la volonté nécessaire pour cela.
Naturellement, libre à vous de l'encourager, même sans savoir le genre de devoir qu'elle se retrouve à éxécuter...
Bonne soirée à tous et, qui sait, à bientôt peut être...
Maîtresse Sarah
Posté le 06.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Bonjour à tous cher(e) lecteur(trice),
Suite à l'accord de ma maitresse de pouvoir continuer ce blog (malgré un léger retard de ma part), je vous réécris pour vous informer que le blog sera de nouveau mis à jour tous les deux jours au plus tard. Vous pouvez donc continuer à m'envoyer des commentaires et des mails à [billets][billets]melissa-soumise@hotmail.com[/billets][/billets].
J'espère ne pas vous avoir trop manqué et vous remercie de votre patience pendant cet arrêt.
A très bientot
mélissa
Posté le 08.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Bonjour à toutes et à tous,
Qu'aimer vous le plus sur mon blog??
- les dialogues
- les récits
- les impressions de la semaine
- mes punitions
Souhaitez vous voir apparaitre quelque chose de nouveau sur celui-ci??
Merci de répondre à ces deux questions par commentaire sur cette article.
Suivant les avis, je m'adapterai pour publier plus ce que vous aimez.
Voici maintenant comment c'est passée cette semaine
Lundi soir nous avons discuté avec ma maitresse pour se mettre d'accord sur ce que je devais faire pour récupérer mon blog. Ca c'est passé mardi et mercredi...
Mercredi après mon travail, je suis passée sur msn pour parler à ma maitresse qui souhaitais me voir. Je lui ai expliqué comment cela s'était passé la veille et nous avons discuter un peu.
Jeudi je ne me suis pas connectée
Vendredi soir, en voyant que ma maitresse ne venait pas, je me suis très inquiétée. J'avais appris qu'elle m'avait envoyé un mail (que je n'ai toujours pas reçue) qui me demandait de passer jeudi soir...
Samedi, j'ai pu parler avec ma maitresse après midi et le soir où je n'étais pas bien en moi meme.
Et aujourd'hui, à l'instant, je suis entrain de discuter avec ma maitresse.
Merci beaucoup de m'avoir rendue ce droit maitresse
Posté le 10.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
C’est une histoire étrange à vivre et, aujourd’hui, à raconter. Une histoire de domination d’un être par un autre sans qu’aucun contact charnel ne se soit jamais produit entre eux. Une histoire entre deux femmes dont une n’a jamais su ce que l’autre savait : l’étonnant secret de leurs rencontres numériques.
Je suis une enseignante de 35 ans, châtain-blond, yeux noisettes, 1m60. Ni bien roulée, ni inbaisable. Une femme dans une honnête moyenne. Je suis une enseignante bien notée par mes supérieurs ; c’est ce qui m’a valu d’accéder au statut de formatrice. J’ai donc, à certains moments de l’année, la mission d’aider de jeunes professeurs à se préparer à exercer au mieux leur nouveau métier.
Je suis aussi une insupportable libertine dans ma tête. Mariée, satisfaite par les caresses et les orgasmes que me prodiguent mon époux, mais toujours portée à la sensualité et à l’érotisme lorsque je suis à l’abri derrière les portes et les fenêtres closes de mon appartement. J’ai souvent rêve de franchir les portes d’un club échangiste, d’exercer mon âme et mon corps aux longs supplices des esclaves s.m. Mais, ma position sociale et une timidité extrême m’en ont toujours finalement dissuadé.
Aussi, je me suis tournée vers Internet pour assouvir à distance mes fantasmes de femme fatale, de perverse soumise ou dominatrice. Mon péché mignon : les sites de rencontre sur lesquels je laisse des photos de moi, le visage gommé par une vapeur colorée. Hommes ou femmes, peu m’importait. Je voulais en échange apprendre tout de leurs fantasmes, connaître leurs goûts fétichistes, recevoir des photos que je stockais ensuite dans un répertoire de mon disque dur. Chaque message reçu m’émoustillait comme autant d’aventures extraconjugales réelles. Je me caressais les seins, introduisais mon index entre mes lèvres humides. Mais, mes partenaires virtuels, hommes ou femmes, n’avaient aucune chance de me rencontrer. Dès que des propositions précises de rencontre commençaient à circuler, je m’évanouissais changeant de pseudo.
A la rentrée 2001, je rencontrais pour la première fois les jeunes stagiaires qui venaient d’obtenir leur CAPES. Tous avaient une vingtaine d’années et, plusieurs fois jusqu’au printemps prochain, nous nous rencontrerions pour des séances de cours et de travail en commun.
La majorité des stagiaires étaient des jeunes filles, certaines brillantes et timides ; d’autres étaient nettement plus extraverties. Parmi les premières, je remarquais rapidement Sandra, une belle blonde de 23 ans, un peu plus grande que moi. Un corps de rêve, des yeux d’un bleu très clair, un visage franc perpétuellement éclairé d’un sourire sucré. Privilège des beautés véritables, elle n’avait besoin que d’un maquillage léger pour transfigurer l’espace.
Mais, tout en l’admirant sans rien en laisser paraître, Sandra me mettait mal à l’aise. Pourquoi ? D’où venait cette sensation étrange que je la connaissais ? La journée finie, sur le chemin du retour, une hypothèse me traversa l’esprit : et si je l’avais vu récemment parmi les nombreuses photos que je matais sur des sites de rencontres échangistes ? Je rejetais cette supposition : quelqu’un ayant les capacités intellectuelles de cette fille n’aurait pas l’inconscience de s’afficher à visage découvert sur le Net ; les risques étaient trop grands. Je décidais cependant de vérifier immédiatement l’inanité de mes soupçons. Connection, historique des sites visités, page des petites annonces... Et à la troisième page, accompagnant une annonce datée du 23 août, je reconnus les formes splendides de Sandra moulées dans une combinaison de vinyle rouge ; sa bouche pulpeuse, d’un rouge assorti à celui de sa combinaison, semblait tendue vers le photographe comme une invitation obscène au plaisir.
Qu’allais-je faire ? La perspective de la retrouver devant moi dès le lendemain me tourmentait et m’excitait à la fois. Pouvais-je lui dire : vous devriez être plus prudente Sandra quand vous vous exposez sur le Net ? Je n’oserai jamais : cela reviendrait à avouer que moi aussi j’y allais... Toujours cette maudite peur que cela se sache ! Car si beaucoup de libertins sont des enseignants, il n’y aurait pas beaucoup de monde pour venir me défendre en cas d’outrages aux « bonnes mœurs ». A plus forte raison, pour Sandra !
Attirée par la photo, je n’avais pas prêté attention au texte qui l’accompagnait. Sa lecture allait orienter ma conduite. Sandra déplorait la perte de son maître adoré (était-il parti ? Avait-il cessé de la dresser ? Était-il mort ? Elle n’en disait rien) et lançait un appel : qui viendrait le remplacer pour lui rendre sa condition de soumise dont elle se languissait. La décision s’imposait. Dans l’intérêt même de Sandra, il fallait que ce nouveau maître, ce soit moi !
Le lendemain, j’observais plus attentivement Sandra. Elle ne prenait que rarement la parole, mais toujours à propos. Quand elle posait une question, elle élevait sans peine le débat. Là où ses camarades s’inquiétaient de l’attitude des élèves, elle réfléchissait en terme de programmation, de remédiation. On sentait déjà une personne à l’aise dans l’art de la pédagogie, cultivée et aux réactions saines. Ma curiosité en fut décuplée. Je n’eus aucun mal à nouer la conversation avec Sandra. Elle était généralement discrète, mais pas aussi timide que je l’avais supposé la veille.
- J’ai l’impression que vous savez où vous allez...
- Mes parents sont enseignants, me répondit-elle. Ca aide !
- Et c’est cela qui vous conduit à faire bande à part ?
- Je ne fais pas vraiment bande à part, dit-elle avec un léger rire qui me fit chavirer de désir... Je ne connais personne ici.
C’était donc cela ! Sandra venait de débarquer dans la ville, seule, sans son maître (qui n’avait sans doute pas supporté qu’elle parte loin de lui pour une année). Et, bien qu’assurant largement dans sa nouvelle profession, elle était complètement paumée ayant perdu ses cadres habituels... Seul le retour à sa condition de soumise pourrait lui rendre ses repères.
Dès mon retour, je m’enfermais dans le bureau. Je savais que mon mari, Pierre, ne rentrerait pas avant une bonne heure. Cela me laissait le temps de mettre au point mon entreprise de séduction-soumission. Dès le départ, il fut clair que je ne pouvais pas entrer en contact direct avec Sandra... Je devais la soumettre à distance tout en trouvant le moyen d’observer, directement ou indirectement, le respect des ordres donnés.
Mais que voulais-je faire réellement ? La dominer totalement ou juste la ramener à sa condition de soumise ? La conduire à une certaine déchéance par l’obéissance ou lui faire prendre conscience des risques d’une trop grande exposition pour sa jeune carrière ? Etait-elle lesbienne ? Peut-être avait-elle déjà flirté avec les plaisirs de Lesbos, mais je supposais que cherchant un maître, elle attendait un homme.
J’adoptais une identitÉ masculine, revêtant le pseudonyme de Maître-Etalon... 35 ans (mon âge), spécialiste du dressage des jeunes pouliches. Je retournais sur le site où se trouvait la petite annonce de Sandra, cliquais sur l’icône correspondante et me présentais. Ton sévère. Exigences précises. Je définissais pour Sandra les termes de sa soumission, glissant ça et là quelques phrases dont je savais qu’elles toucheraient la jeune femme (sa solitude, son intelligence que j’aurais perçue dans son seul regard, sa fragilité). Je terminais ainsi : « Si tu consens à être mienne, jamais tu ne devras chercher à me rencontrer. Tous nos contacts se passeront par l’intermédiaire de nos adresses e-mail. Tu me donneras ton adresse afin que je te fasse parvenir certains de mes ordres et quelques menus cadeaux pour embellir ton corps de soumise. Tu ne pourras te délivrer de ta soumission que par un seul mot... Tu le recevras par courrier, une semaine après ton acceptation et le début de ton dressage. »
Ce n’est qu’après avoir envoyé le message que je ressentis vraiment l’humidité qui régnait à l’intérieur de mon intimité vaginale. Mon string était trempé. Cette aventure m’excitait réellement. Pourvu que Sandra me choisisse ! Pourvu qu’elle fasse de moi son maître !
Le lendemain matin, un vendredi, je fis ce que je ne faisais pratiquement jamais. Je me précipitais dès le lever vers le bureau, allumais l’ordinateur et, bien qu’épuisée (mon excitation m’avait fait revêtir une tenue vraiment très sexy avant le retour de Pierre... et vous imaginez la suite...), remplaçais mon bain par l’attente du chargement du courrier électronique. Deux clics plus tard, la réponse de Sandra s’inscrivait sur mon écran : « Mon maître ! Je n’ai pas à consentir à quoi que ce soit. Je ne puis que vous obéir. Disposez de moi comme bon vous semblera. Voici mon adresse. J’attends vos ordres. » Sa réponse était accompagnée d’une photographie, en fichier joint, qui la montrait seulement vêtue de bas en latex et d’un string en vinyle rouge, les mains liées dans le dos et les fesses zébrées.
J’eus beaucoup de mal à me concentrer pour faire cours ce matin-là. Heureusement, les élèves de Seconde passaient des tests de début d’année, et je pus laisser vagabonder mon imagination. Comment entamer cette domination ? J’avais beaucoup joué sur Internet (et avant sur minitel) avec des interlocuteurs fantômes, mais sans jamais savoir si mes ordres étaient suivis... Là, il fallait que je puisse m’assurer de l’obéissance de Sandra... Cela restait un jeu, mais un jeu que je devais mener à son terme... Dans l’intérêt de Sandra comme dans le mien. Que lui ordonner ? Comment vérifier ?
Les idées les plus simples étant les meilleures, je résolus de proposer à Sandra une évaluation de son degré d’obéissance initial (transposition de ce que subissaient alors les élèves de Seconde). Quelque chose de simple pour commencer. Quelque chose qu’il m’arrivait parfois de faire... Sortir dans la rue sans culotte. Un ordre basique en quelque sorte, mais je l’assortissais de quelques contraintes : la soumise devrait ôter sa culotte dans une cabine téléphonique bien précise (je pourrais alors l’observer) puis suivre un itinéraire minutieusement et longuement précisé (après tout, elle n’habitait la ville que depuis quelques semaines) avant d’entrer dans un cinéma pour aller voir un film que j’avais retenu en raison de sa profonde nullité (un esprit brillant comme celui de Sandra aurait du mal à y résister).
Le samedi après-midi, à l’heure dite, Sandra entrait dans la cabine téléphonique, décrochait le combiné et tout en parlant à voix haute, pour ne pas paraître suspecte, faisait glisser en tortillant ses fesses sa petite culotte jusqu’à ses chevilles. Lorsqu’elle y fut parvenu, elle raccrocha, disparut trois secondes de ma vue, se redressa en enfonçant sa main dans la poche de sa veste. Elle était véritablement divine, portant un petit tailleur parme avec un chemisier blanc sous lequel on devinait, horreur !, son soutien-gorge... Je m’infligeais mentalement une fessée bien sentie : un maître véritable n’omet jamais d’associer dans ses ordres petite culotte et soutien-gorge lorsqu’il s’agit d’éduquer une soumise à l’obéissance vestimentaire. Je connaissais bien (et pour cause) le parcours infligé par mes soins à Sandra.
Je la regardais s’éloigner, jetant fréquemment des regards à droite et à gauche, sans doute à la recherche d’un homme d’environ 35 ans en train de l’épier. Sans me presser, je partais en sens opposé.
Il y avait un traquenard à tendre à ma soumise. Son chemin devait passer par une grande librairie de la ville, où elle devait se rendre successivement aux rayons des livres de jardinage, des romans puis, enfin, des livres pour enfants. Depuis le premier étage où je m’étais installée, je la vis entrer et se diriger sans hésiter vers le rayon des livres de jardinage. En véritable travailleuse intellectuelle, elle connaissait déjà mieux le plan de la librairie que celui de la ville. Elle stationna cinq minutes dans ce rayon, sans doute à feuilleter quelques livres, puis prit l’escalator pour monter jusqu’à l’espace dédié aux romans... C’est là que je l’attendais...
Lorsqu’elle me vit, le visage de Sandra vira à l’incarnat... Se trouver nez à nez avec sa formatrice pendant son test de soumission était une épreuve qu’elle n’avait pas imaginé. Je lui fis face avec un grand sourire (provoqué tout autant par ma joie de la revoir que par les petits gestes que faisaient Sandra pour essayer de rallonger une jupe qui pourtant atteignait quasiment les genoux).
- Bonjour Sandra... Alors, vous aussi vous avez épuisé votre bibliothèque ?...
- Bonjour madame... Euh, non, pas vraiment... Mais, comme je vais au cinéma et que je suis en avance, je suis entrée ici...
- Vous allez au cinéma ? Eh bien, nous ferons le chemin ensemble... J’avais justement la même idée...
Pour Sandra, c’était la cata ! Elle allait devoir subir la présence de sa formatrice. Au moindre coup de vent (dieu merci, songea-t-elle, elle n’était pas à Marseille où le Mistral est impitoyable avec les jeunes femmes se trouvant dans sa situation), elle dévoilerait ses fesses et sa chatte délicatement épilée à cette femme qu’elle ne connaissait que depuis deux jours et qui disposait sans doute des moyens de lui fermer la porte de l’Education nationale.
N’osant pas me contredire, elle m’accompagna jusqu’au cinéma. Là, nouvelle humiliation... Au lieu d’aller voir comme moi l’adaptation cinématographique du dernier succès de la scène parisienne, elle devait avouer au moment de prendre son ticket qu’elle venait visionner le nanar des nanars. Que penserait-on d’elle ?
Nous nous quittâmes dans le hall d’où divergeaient les couloirs menant aux salles... Ma petite fantaisie m’avait coûté un ticket de cinéma, mais je n’en avais cure. Je fis demi-tour, ressortais du cinéma, récupérais ma voiture près de la cabine téléphonique et rentrais à la maison.
Pierre regardait un match de rugby à la télé. Je me glissais dans le bureau, allumais l’ordinateur et pus entreprendre aussitôt la liste de mes récriminations envers mon esclave : elle avait porté une jupe trop longue... et un soutien-gorge (je n’avais fait aucune prescription les concernant, mais puisqu’elle avait déjà été soumise elle aurait dû connaître notre sentiment de maître à ce sujet) ; elle avait parlé à quelqu’un pendant son parcours, mais plus grave, elle avait omis de se rendre au rayon des livres pour enfants. Je terminais en lui imposant une punition : elle devrait s’agenouiller, nue, pendant une heure dans son appartement en tenant à la main une bougie... et elle devrait, bien sûr, recommencer son exercice le samedi suivant en respectant scrupuleusement les consignes données (y compris la jupe mini).
La réponse tomba dans ma boîte aux lettres à 19h02 : « A vos ordres, maître. » Je savais qu’elle n’allait pas tarder à allumer une bougie...
Posté le 12.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Et le samedi suivant, Sandra sortit en jupe mini-mini, se déhancha à nouveau dans la même cabine téléphonique, fréquenta les mêmes rayons de la librairie et retourna voir, ô admirable abnégation, le même film consternant...
L'ayant observée discrètement, et sans jamais chercher à la croiser, j'avais pu constater sa stricte obéissance. Je la félicitai par e-mail en début de soirée...
Le lendemain matin, un dimanche, je l'envoyai chercher son courrier en tenue légère... Elle trouva alors mon premier cadeau : un collier de cuir rouge, symbole de sa soumission nouvelle à ce maître qu'elle ne connaissait pas. Il fallait rapidement passer à la vitesse supérieure. Je demandai à ma belle esclave de faire l'inventaire de toutes les tenues et accessoires qu'elle possédait.
Sa réponse fut brève... Son ancien maître ne lui avait pratiquement rien laissé. En même temps que son amour, il avait repris pinces, fouets, godes et tenues de soumise... Plus mufle, on ne pouvait pas imaginer.
Je donnais à Sandra l'assurance que tous les cadeaux qui lui seraient offerts ne seraient pas repris quand bien même notre relation cesserait. Que lui restait-il ? La mini-jupe stretch qu'elle avait mise pour sortir le samedi précédent, un ensemble string et soutien-gorge en vinyle noir, une paire de menottes (sans la clé), le collier que je lui avais offert. Un minimum pour commencer... Cette relation allait me coûter financièrement, mais cela ne me causait aucun souci... Le jeu en valait la chandelle.
J'allais dans ma boutique fétichiste préférée en sortant de la journée de formation du mercredi... Durant toute la journée, j'avais essayé d'éviter Sandra autant que la chose était possible. Je m'intéressais au travail de ses jeunes collègues et ne m'approchais d'elle que si elle m'appelait... Ce qui était rare ! Elle n'avait vraiment pas besoin de mes conseils...
La boutique Puce & Sade était une véritable caverne d'Ali Baba. Sous des lumières d'opale, resplendissaient des collections entières de vêtements sexy. J'y entrais toujours avec délectation. J'en ressortais avec le vertige. Puce, la jeune propriétaire, était une authentique libertine qui, sous des vêtements d'apparence sage, dissimulait toujours des dentelles affriolantes, des bas aux motifs étranges ou des plaques de latex directement moulées sur son corps. Elle s'arrangeait pour dévoiler à ses clients ces excentricités vestimentaires lorsque ceux-ci venaient régler leurs achats.
Elle ne dérogea pas à la règle ce jour-là. Tandis qu'elle empaquetait les nouveaux effets de ma soumise, elle se pencha en avant. Sous son chemisier rose, je vis percer son soutien-gorge du jour, une sublime oeuvre mêlant cuir et métal, que je m'imaginais revêtir un jour où j'aurais à punir Sandra...
- Ce n'est pas pour vous, cette fois-ci, fit Puce en me jetant un regard gourmand...
- Hélas non, répondis-je avec un sourire. Il faut savoir faire plaisir aux autres...
- C'est une bien jolie personne à qui vous destinez ces cadeaux... J'aurais bien du mal à porter de tels dessous... Je manque de poitrine pour tenir le haut et j'ai trop de fesses pour rentrer dans le bas.
- En effet, la personne à qui je destine tout cela est superbement bien faite... Vous ne tarderez pas à la connaître... Bientôt, elle viendra elle-même se vêtir chez vous... Mais vous ne devrez jamais lui divulguer mon identité...
- C'est une soumise ?...
- Une magnifique soumise...
Je laissais la Puce à ses rêves... Elle adorait son Sade de mari, mais ne détestait pas les plaisirs des chairs féminines. C'est pour cela que je la soupçonnais de mâter en douce ce qui se passait dans les cabines d'essayage... Avec Sandra, elle pourrait se rincer l’œil tout son saoul, le plaisir n'en serait que meilleur pour tout le monde.
A 20h17, j'envoyais le mail qui intimait à Sandra d'aller jusqu'à sa boite aux lettres afin d'y retirer ses nouveaux vêtements de soumise. Aucune consigne spéciale n'accompagnait cet ordre... si ce n'est l'exigence d'une réponse immédiate après avoir récupéré le paquet (et sans l'avoir encore ouvert). Le contre-message de Sandra fut posté sur la toile à 20h45. Elle avait sans doute attendu l'arrivée du mail toute la soirée. Je coupais la connexion le temps de rédiger l'ordre ultime de cette soirée d'échanges électroniques. "Tu vas te coucher sans ouvrir le paquet... Demain matin, tu te lèveras plus tôt qu'à l'habitude pour avoir le temps de te préparer... Tu te maquilleras de façon voyante et tu enfileras les vêtements qui sont dans le paquet. Puis tu passeras par-dessus eux, une jupe et un chemisier... Tu ne pourras retirer tes vêtements de soumise que lorsque tu en recevras l'ordre sur ta messagerie électronique."
Sandra aurait toute la nuit pour s'angoisser à l'idée de voir découverte sa condition de soumise par ses camarades de promotion, ou, pis encore, par ses formateurs.
Le lendemain, l'arrivée de Sandra causa une certaine sensation dans la salle de cours. Un ou deux sifflets de la part des garçons... Quelques regards gênés des filles les plus prudes (si, si, il en reste !)... La beauté simple de ma jeune soumise avait laissé la place à quelque chose de plus sophistiqué : des lèvres plus rouges et gourmandes, des paupières vertes émeraude, des cils allongés de manière démesurée par un mascara parme. Sophistiqué, mais pas trop provocant. Elle n'avait pas osé aller au bout de mon commandement. Elle serait punie. Par contre, il ne me fallut pas plus d'une dizaine de minutes pour vérifier que Sandra portait bien la guêpière et le mini-string vinyle que je lui avais acheté la veille : ses seins, compressés par la guêpière, étaient plus hauts et plus saillants sous le chemisier ; régulièrement, Sandra portait la main sur l'arrière de sa jupe pour réajuster le string. Qu'importe si sa beauté était encore plus troublante... Elle n'avait pas obéi... Elle serait punie.
C'est ainsi que Sandra fut contrainte de garder l'ensemble de vinyle bleu jusqu'au dimanche suivant (temps de toilette inclus). Elle n'obtint sa libération qu'après avoir du se rendre à la messe vêtue de sa tenue de soumise, de bas résilles, de chaussures à talons hauts, le tout recouvert du grand imperméable beige qu'elle portait le jour de la rentrée. Dans l'ombre d'une colonne, au milieu de la nef, je la vis, conformément aux ordres, remonter l'allée centrale au moment de la communion. Ses talons claquaient sur le pavage et le bruit résonnait dans l'air frais de l'église. Elle vint s'agenouiller devant le prêtre pour obtenir l'hostie. Je ne saurai dire qui à ce moment-là fut le plus gêné car je ne voyais pas le visage de Sandra, mais il est clair que l'homme d'Eglise, la quarantaine déjà grisonnante, sentit chanceler sa détermination à observer le vœu de chasteté. La pénitente agenouillée devant lui, même si la ceinture de son imperméable était serrée, offrait à sa vue une gorge généreuse ; plus troublant encore, les flammes des cierges faisaient danser des reflets sataniques sur le vinyle bleu. La tentation faite femme... Et elle m'appartenait...
Je laissais ma soumise se reposer des épreuves endurées. Plus je la voyais agir, se conformer en tous points (ou presque) à mes ordres, plus mon désir de la posséder entièrement enflammait mon esprit. Je rêvais de son corps, tout en sachant que je ne pourrais jamais l'avoir.
Le repos imposé à Sandra me permit de réfléchir aux suites que je souhaitais donner à cette aventure ; j'avais déjà des pistes, des idées précises de ce que je voulais lui faire subir (quelques essayages chez Puce & Sade par exemple), mais je la dominais de trop loin pour satisfaire mes pulsions...
Le mois de septembre prenait fin... Le monde semblait être pris de folie : New-York, Toulouse... Je me sentais étrangement hors du temps de l'humanité... Ma victime me fascinait par son assurance tranquille (elle avait dû en voir d'autre avec son précédent maître), sa force de caractère et sa belle candeur : oh, comment oublier son visage d'ange démoniaque lorsqu'elle avait quitté l'église en déboutonnant langoureusement son imperméable... Un geste que je n'avais pas exigé d'elle !
J'obtins sans difficulté la clé de son appartement. J'avais ordonné que le précieux sésame soit déposé dans la fameuse cabine téléphonique où avait commencé la soumission de Sandra. J'avais désormais mes entrées dans le logis de ma belle... et comme je connaissais ses horaires de travail, je savais que je pourrais désormais m'introduire chez elle quand je le voudrais. Le mardi suivant, pendant que Sandra enchantait ses élèves de 6è en les faisant travailler sur l'Iliade, je pénétrais dans son appartement pour une odyssée libertine.
C'était un studio typique de jeune fille rangée : un lit de bois blanc, une commode et une armoire assortie. Sur la commode, un petit poste de télévision et un magnétoscope intégré. Un plateau et deux tréteaux faisaient office de bureau et portaient l'ordinateur par lequel nous étions entrés en contact. Derrière l'armoire, le coin cuisine. Tout était propre, bien rangé. Dans le coin salle de bains, on retrouvait le même ordre. Cette fille était trop parfaite.
J'avais au moins deux heures devant moi. J'en profitais pour ouvrir les tiroirs de l'armoire : des chemisiers, des pantalons, des jupes, des pulls... Des vêtements sages qui me rappelaient la Sandra du premier jour. Au fond du dernier tiroir, cachés sous plusieurs foulards, elle avait regroupé ses vêtements de soumise. Je les tirais de leur cachette et, hormis l'ensemble de vinyle bleu que je déposais sur le lit, les plaçaient dans le tiroir du haut, par dessus les jupes et les pulls. Si le message n'était pas clair, je saurais le faire passer autrement. Sur le lit, à côté de la guêpière et du mini-string, je posais une enveloppe contenant mes ordres pour la soirée et pour le lendemain... Et sur l'enveloppe, un plug anal... Fallait-il que je sois devenue complètement folle ?
J'avais délibérément imposé à Sandra une épreuve de soumission alors qu'elle s'était portée volontaire pour présenter un cours devant un petit groupe de stagiaires. Et moi ? Comment allais-je réagir devant cette superbe jeune femme, intelligente et déjà si professionnelle, les seins emprisonnés dans la guêpière de vinyle bleu, l'anus envahi d'un plug en latex ?
J'avais donné rendez-vous au petit groupe de stagiaires dans un café proche du collège où Sandra travaillait pour son année de formation. Nous arrivâmes donc ensemble et prîmes place au fond de la classe. Sandra, vêtue d'un élégant pantalon bleu que je n'avais pas vu la veille dans sa garde-robe (l'avait-elle acheté pour l'assortir à la guêpière ? Le détail était troublant) et d'un chemisier crème, était appuyée au bureau, relisant ses notes.
Elle nous salua sans prendre la peine de se déplacer... L'attitude manquait de politesse... Visiblement, elle souffrait... Je dus me défendre d'avoir pitié d'elle. Après tout, n'avait-elle pas demandé elle-même à être soumise. Le cours était brillant. Bien sûr. Mais, la jeune enseignante était statique... Elle ne faisait jamais plus de 2 à 3 pas, passant du bureau au tableau et du tableau au bureau.
Lors de la discussion qui suivit cette visite, le stagiaire que j'avais chargé d'étudier les déplacements de Sandra dans la classe lui fit reproche de ce manque d'appropriation de l'espace-classe. Qu'allait répondre Sandra ? Elle pouvait évoquer un problème de dos, l’exiguïté de la classe dans laquelle on avait rajouté six tables supplémentaires pour nous permettre de suivre la séance. Elle ne répondit rien, ne chercha aucune excuse. Ses yeux se mouillèrent de larmes.
- Ah, ne pleurez pas, mademoiselle, fis-je d'une voix qui n'avait rien de consolatrice ! Pleurer n'est pas un moyen de défense. C'est un aveu de faiblesse. Franchement, je regrette de vous avoir fait tant de compliments depuis le début de l'année... Vous avez cru sans doute que vous aviez déjà tout compris. Eh bien, non, il vous faudra travailler encore... Et en premier lieu, apprendre à vous mouvoir dans la salle de classe !
En débitant cette tirade incendiaire, je me surpris à constater que j'avais parfaitement réussi à chasser de mon esprit la tendresse et la compassion qu'un temps j'avais pu être tentée d'exprimer pour Sandra.
En rentrant chez moi, je m'attendais à trouver un e-mail de Sandra. Avec un seul mot. Celui de sa délivrance. Il y avait bien un e-mail. Elle y racontait dans le détail sa souffrance, son humiliation devant ses camarades et sa formatrice. Elle concluait par quelques mots qui ajoutèrent à ma fascination pour elle : "Tout cela je l'ai fait pour être entièrement à vous, maître ! Et je recommencerai demain pour vous si vous me l'ordonnez à nouveau... J'aime souffrir par vous et pour vous. Mais, plusieurs fois au cours de cette séance, j'ai eu envie de vous fuir. Cette faiblesse est indigne de ma passion pour vous. Punissez-moi, maître, pour ces pensées..."
Je ne lui infligeais aucune punition... Au contraire, je lui offrais une superbe paire de cuissardes noires et brillantes. Celles dont j'avais toujours rêvé et que je n'avais jamais osé m'acheter. J'étais réaliste : elle les porterait mieux que moi.
Le mardi suivant, je retournais dans son appartement. Sans surprise, tout était à nouveau bien rangé. Je me dirigeais immédiatement vers le tiroir du haut. Les tenues fétichistes avaient disparu. Comme je m'en rendis compte rapidement, elles avaient regagné le tiroir du bas, sous les foulards.
- Ah, tu aimes l'ordre, Sandra ! Tu vas être servie !
Avec une profonde délectation, je rouvris le tiroir du haut, me saisis des vêtements classiques et les dispersaient furieusement dans la pièce. Quelques instants plus tard, j'avais disposé strings, guêpière, bas, collier dans le tiroir devenu vide. Je le refermais et posais devant la commode la boîte contenant les cuissardes. Je fermais les yeux. Mon cœur battait plus vite. Ma chatte transpirait d'excitation. Je voulais soudain entendre le zip des bottes qu'on ferme, voir Sandra faire ses premiers pas (forcément hésitants, il y avait plus de 10 cm de talon). Si je lui offrais de cette manière, j'échapperais à ce spectacle. Au dernier moment, je décidais donc de remporter mon cadeau et de mettre mieux au point la séance au cours de laquelle ma délicieuse soumise entrerait en contact avec ces magnifiques bottes.
Le lendemain (un mercredi, au cas où vous auriez perdu le fil en imaginant Sandra portant ses nouvelles cuissardes), je ne travaillais pas à la formation. Par contre, Sandra avait cours toute la journée. Cela me laissait le temps de préparer une réception dont elle ne pourrait qu'aimer le souvenir.
J'entrais dans son appartement vers 15 heures. Cela me donnait deux bonnes heures. Plus qu'il n'en fallait. Mon avertissement de la veille avait porté. La guêpière de vinyle bleu trônait dans le tiroir du haut, sagement rangée bien sûr, mais plus enfouie dans le secret de la commode. Les vêtements quotidiens de Sandra avaient élu domicile dans le tiroir du bas.
J'allumais l'ordinateur. A ma grande surprise, le fond d'écran de son bureau était la fameuse photographie qu'elle avait diffusé sur le net pour accompagner son annonce. Ce choix pouvait avoir plusieurs significations : soit Sandra admirait la "salope" qu'elle pouvait être à l'occasion, soit son ordinateur était le seul accès qu'elle connut vers le plaisir. Je n'avais pas le temps de développer mes réflexions et je tirais de mon sac une disquette que j'introduisais dans le lecteur. Quelques clics plus tard, le contenu de la disquette se dézipait et s'installait sur l'ordinateur de Sandra. Pendant que la disquette faisait ronronner le disque dur, je posais le carton contenant les cuissardes sur le lit. Miracle, tout avait correctement fonctionné ! Je récupérais la disquette et la fourrais dans la poche de ma veste. J'éteignis l'ordinateur. Désormais, il me suffisait d'attendre... en espérant que Sandra rentrerait dès la fin de la journée de formation... Je ne devais pas être déçue.
Ma soumise était rentrée directement à son appartement. La clé dans la serrure, un soupir de satisfaction, les enveloppes du courrier qu'on ouvre... Un ordre écrit claqua sous le regard de Sandra : "Allume ton ordinateur !"
Cachée dans la salle de bain, je ne perdais pas un bruit. L'excitation était terrible, il me semblait que mon maquillage s'effondrait.
Soudain, j'entendis la voix claire de Sandra s'écrier : "Oui maître". Le programme s'était déclenché automatiquement. Il allait afficher une série d'ordres que la soumise devrait exécuter en les ponctuant d'un sonore "oui, maître !".
Dans un premier temps, je lui demandais de se déshabiller entièrement. Je perçus le frottement des vêtements qui glissaient sur sa peau bronzée. Elle obéissait. Lorsqu'elle fut nue, elle dut cliquer sur une flèche pour accéder à l'instruction suivante. Je l'envoyais alors ouvrir le carton. La surprise fut totale. Elle ne s'attendait pas à un tel cadeau. Elle murmura un "merci maître" qui m'amena le rouge aux joues. Je me faufilais hors de la salle de bains. Elle enfila la première botte avec des précautions infinies. Lorsqu'elle tira sur la fermeture éclair, un frisson orgasmique me parcourut. J'avais envie d'elle, mais j'étais le maître et je me contraignis à ne pas bouger. Le deuxième long zip provoqua en moi une seconde montée de plaisir. Encore un peu de patience ! Elle allait être à moi !
Dans le carton contenant les cuissardes, j'avais rajouté une paire de menottes et une cagoule aveuglante. Un cliquetis m'indiqua que Sandra avait refermé le premier bracelet. Elle dut ajuster la cagoule avant de refermer la deuxième menotte. Puis, elle hurla "Je suis prête, maître !"
J'attendis une bonne minute. Elle devait être là, couchée sur le lit, seulement vêtue d'une superbe paire de bottes, entravée par des menottes et perdue dans un monde de ténèbres. J'allais enfin la découvrir nue. Quelle émotion pour moi qui n'avait jusqu'alors pratiqué le libertinage que dans ma tête ! Cette émotion, je devais la contenir... A aucun moment, je ne devais entrer en contact avec ma soumise. Rien ne devait lui laisser penser que j'étais une femme.
Je me déchaussais et marchais vers le lit. Dieu qu'elle était belle ! Ses cuisses de bronze disparaissaient sous le cuir brillant des bottes.
- C'est vous, maître ?! Oh, disposez de moi comme bon vous semblera ! Je vous aime...
Je m'approchais de l'ordinateur, cliquais sur une nouvelle flèche du programme. Une voix métallique s'éleva des hauts-parleurs (je n'étais pas peu fière de mon travail).
- Ecarte les jambes ! Ramène tes bras en arrière !
Elle obéit instantanément.
Dans le carton, je pris une longue corde blanche que je glissais sous la cheville gauche de Sandra. Un nœud. La corde qui court sous le lit s'accroche aux pieds, remonte jusqu'à la seconde cheville à son tour emprisonnée. Une longue diagonale jusqu'au bracelet des menottes que j'entoure. Je tire en arrière, passe la corde sous le lit, remonte encore vers les menottes. Sandra a les bras, les jambes, le corps immobilisés. Je transpire à grosses gouttes. Mon sexe est dilaté. Il semble réclamer des satisfactions que je ne lui ai jamais accordées jusqu'ici. On pourrait y fourrer plusieurs sexes d'homme à la fois. Surtout ne pas trembler. Je prends dans mon sac un petit appareil photographique jetable. Première photo. Troublée par la beauté de Sandra, j'ai oublié le flash. J'attends que le voyant s'allume. C'est prêt. Je shoote la belle sous tous les angles. Elle est à moi, elle est offerte. Je continue à la prendre en photo. Sa chatte délicatement épilée, ses cuisses écartées, ses seins qu'on devine fermes et durcis par l'excitation. Tentative de gros plan sur son visage. On verra bien ce que cela donnera. La molette tourne dans le vide. Déjà 27 clichés de pris.
Je pose l'appareil photo près de l'ordinateur, clique à nouveau sur la flèche. La voix métallique emplit à nouveau le studio :
- Je vais placer une bougie allumée entre tes mains de manière à ce que la flamme brûle la corde. J'allume la bougie, la glisse entre les doigts soudains nerveux de Sandra. La flamme commencer à mordre la corde.
Je ramasse mon sac, mes chaussures. Je pars en claquant la porte.
Réfugiée dans ma voiture, je me branle comme une folle. Ne suis-je pas en train de devenir l'esclave de ma soumise ?
Posté le 12.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Ce qui m'étonne le plus lorsque je repense à cette fameuse séance, c'est le calme méthodique de mes gestes en violent contraste avec la furieuse passion de mes délires.
Ainsi, j'avais laissé l'appareil jetable tout proche de l'ordinateur. Et ce n'était pas un hasard ! Après le plaisir, la punition de ma soumise. Ces photos, elle devrait les faire développer elle-même. Cela signifiait aller récupérer les clichés... et je fournissais à Sandra l'adresse adéquate, celle d'un centre-commercial du sud de la ville où les commerçantes avaient fini par me décourager à force de brandir mes photos à la ronde en demandant "ce sont bien celles-là ?" J'aurais bien aimé trouver un stratagème pour justifier ma présence à ce moment précis en ce lieu. Mais Sandra était tout sauf une sotte. Le hasard, elle n'y croyait sans doute pas plus que moi. Et ma présence en ces lieux à ce moment précis l'aurait immanquablement alertée.
Je dus me résoudre à demander à ma soumise de déposer ses photos dans le tiroir du haut de sa commode. Je les récupérerais en son absence.
Et c'est ce que je fis quelques jours plus tard, non sans que Sandra m'ait auparavant décrit dans un mail (plein de soumission mais aussi d'humour) la confusion de la vendeuse du rayon photo lorsqu'elle prit conscience de ce qu'elle montrait à la ronde.
Pour sa part, ma soumise semblait n'avoir conçu aucune gêne en la circonstance. Je ne pouvais que la croire. La photo sur Internet, la provocante sortie de l'église, son attitude à la boutique de photos, tout concordait. Sandra se fichait éperdument de ce que les anonymes pouvaient penser d'elle. Sentiment exacerbé d'une double supériorité, physique et intellectuelle, qu'elle venait expier sous la cravache morale de son maître.
Pour ma part, je ne m'étais que difficilement remise de ma première séance de bondage. Mes caresses enflammées avaient brûlé mon sexe. Celui-ci resta douloureux une bonne semaine. C'était une très bonne occasion pour prendre un peu de recul. Je ne connaissais Sandra que depuis un mois, mais j'avais l'impression d'avoir déjà atteint une sorte de paroxysme dans ma relation avec elle. Elle avait épuisé une grande partie des pistes que j'avais tracées (et que je n'aurais jamais effectué moi-même). Elle ne faillissait jamais lorsqu'elle devait remplir les missions que je lui imposais. Maintenant, je la récompensais plus que je ne la punissais. Le premier jour de sa domination, elle s'était promenée sans culotte dans la ville en tirant sans cesse sur sa jupe. Je savais que si je lui imposais à nouveau une telle épreuve elle prendrait désormais un malin plaisir à faire voleter sa mini-jupe.
Que pouvais-je imaginer d'autre ? Comment pouvais-je la mettre mal à l'aise ?
J'annonçai à Sandra que je partais en voyage pendant quinze jours. Elle m'assura en retour qu'elle en était désespérée. C'était sans doute vrai ! On verrait bien... Pendant mon "absence", elle devrait procéder chaque jour à un rituel précis avant de se coucher : introduire un gode de bonne dimension dans son sexe, le faire aller et venir. Sympa, me direz-vous ! Attendez la suite. Chaque soir, elle devrait rajouter cinq minutes de plus que la veille. Si je ne m'étais pas trompée dans mes calculs, elle en avait pour plus d'une heure dans les derniers jours. Je ne serai pas la seule à avoir de violentes douleurs de la paroi vaginale. S'y ajouteraient sans doute quelques problèmes de poignet. Autre contrainte : tous les soirs, elle devrait m'adresser un message dans lequel elle décrirait les faits et gestes de sa journée. En pièce jointe, devrait figurer une photographie d'elle dans une de ses tenues de soumise, photographie prise le jour même comme l'attesterait un exemplaire du quotidien local. Amuse-toi bien, ma chérie pensai-je.
Soir après soir, je récupérais dans ma boîte aux lettres le compte-rendu de la journée de Sandra. Elle me racontait tous les détails de sa vie de soumise soudain autonome et, pour me garder (du moins est-ce ainsi que je voyais les choses), elle faisait de la surenchère par rapport à mes ordres : elle s'était laissée peloter dans le bus par un garçon qui avait aperçu ses fesses dénudées sous sa jupe ; elle était allée faire pipi dans un parking "sous le nez" d'une caméra de vidéo-surveillance ; elle était retournée, vêtue de sa guêpière bleue et de son imperméable, dans une autre église de la ville.
Le plus étrange fut la remarque qu'elle fit à mon propos. Evidemment, nos chemins s'étaient à nouveau croisés dans le cadre de la formation ; c'était le deuxième jeudi de mon "absence". Elle n'était pas tendre avec moi dans son compte-rendu. "Maître, aujourd'hui, pour mieux vous servir, je suis allée à mon cours de formation professionnelle sans culotte, ni soutien-gorge, et maquillée comme une pute. A mon grand désespoir, Madame L., la formatrice, n'a absolument rien remarqué... De toute façon, elle ne voit jamais rien. C'est une femme complètement coincée. Peut-être pourriez-vous vous occuper d'elle ?" Que voulait-elle dire ?
Je "revins" de mon voyage professionnel un mardi. Le lendemain, je n'avais pas formation... et Sandra non plus (c'était une activité de groupe qui était prévue ce jour-là, et elle n'était pas concernée). C'était l'occasion idéale pour reprendre les choses en mains. Ma soumise avait un peu trop tendance à outrepasser mes ordres et c'était tout aussi désagréable que de la voir rechigner (ce qu'elle n'avait jamais fait). Elle méritait une bonne leçon !
Le piège prit la forme tentatrice d'un cadeau. J'annonçai à Sandra que pour la féliciter de son obéissance je lui allouai un crédit de 1000 francs à la boutique de lingerie ultra-sexy Puce & Sade. Tout était réglé avec Puce : on l'attendait dès l'ouverture du magasin à 13 heures. Ce serait pour elle l'occasion de se présenter sous le nom de soumise que je tenais à ce qu'elle porte désormais : Iris. La suite, je la connais par le récit que m'en fit Puce le lendemain.
A 12 heures 55, lorsque Puce engagea sa voiture sous la porte cochère qui permettait d'accéder à la petite cour au fond de laquelle était sa boutique, elle remarqua la jeune beauté dont je lui avais annoncé la venue. Elle portait son fameux imperméable noir, ce qui annonçait derrière la toile de popeline des vêtements hautement sexy. En professionnelle, Puce remarqua immédiatement l'allure très élancée de la jeune femme.
- J'ai su toute suite qu'elle portait les cuissardes que vous lui aviez achetées.
Puce descendit de sa voiture, prit le temps de la fermer à clé, vérifia chaque porte avant de s'approcher du rideau de fer qui protégeait l'accès aux merveilles contenues dans la boutique.
- Vous êtes Iris, je suppose ?
Ma soumise hocha la tête avec un sourire de connivence.
- Vous êtes ponctuelle ! Votre maître sera content...
Tour de clé dans la serrure. La machinerie releva lentement le rideau de fer dans un grincement.
- Attendez un instant avant d'entrer. Il faut que je coupe l'alarme et que j'allume les lumières.
Iris patienta une ou deux minutes, puis, lorsque la lumière blanche inonda le magasin, entra. Puce l'attendait derrière sa caisse.
- Vous savez pourquoi je suis ici, demanda ma soumise ?
- Parfaitement !
- Ce que je veux, c'est trouver une tenue qui s'assortisse parfaitement avec ça !
Elle détacha d'un geste rapide la ceinture de son imperméable, ondula des épaules et fit glisser l'imper sur le sol. Hormis ses bottes, elle était totalement nue.
- J'en ai vu des filles sûres d'elle dans ce magasin... mais jamais comme elle, me confia Puce le lendemain. Vous aviez vu juste. Elle était en train de vous échapper...
Puce fit alors assaut de la plus extrême courtoisie. Elle guida Iris dans son choix. Fallait-il rester dans le vinyle noir ou changer de couleur pour un rouge agressif ? Pouvait-on oser le mariage des cuissardes somptueuses avec le latex ? Et si on se contentait de longs gants de vinyle noir, d'un mini-string et d'un soutien-gorge tout aussi minimal ?
- Elle avait, me semble-t-il, déjà imaginé plusieurs possibilités... Et elle n'attendait de moi qu'une simple confirmation de ses choix. Ce choix, il était bien sûr le meilleur : une robe ultra-moulante de vinyle noir, lacée dans le dos ; une paire de longs gants de vinyle noir.
A ma demande, Puce avait réalisé des photographies des différentes combinaisons vestimentaires retenues par Iris.
Revenue derrière sa caisse, Puce annonça d'une voix ferme le prix final : 975 francs. Iris lui répondit qu'elle gardait les vêtements sur elle.
- Nous ne nous sommes pas comprises... Je vous demande de payer.
- Payer, fit Iris-Sandra ? Mais mon maître m'a dit qu'il prenait tout à sa charge...
- C'est ce qu'il vous a peut-être dit à vous... Mais, pour moi, je n'ai aucun doute. Vous me devez 975 francs et votre maître ne compte débourser aucun centime pour vos achats.
- Mais...
- Je devrais lui rendre compte de votre désobéissance...
Vaincue par cette promesse, Iris n'avait plus qu'à s'exécuter. Elle ramassa l'imperméable noir, fouilla poche après poche à la recherche de son porte-carte. Il avait disparu (subtilisé bien sûr par Puce pendant qu'Iris testait une de ses tenues dans la spacieuse cabine d'essayage).
- On m'a volé ma carte de crédit !
- Ben voyons... Il y a deux minutes, on devait payer pour vous, et maintenant, on vous a dérobé votre carte de crédit... Si je comprends bien, vous cherchez tous les prétextes pour ne pas payer...
- Je vous jure...
- Enlevez immédiatement ce que vous portez sur le dos... Retournez dans la cabine d'essayage et ôtez ces vêtements.
Iris se retrancha dans la cabine.
- Laissez-moi l'imperméable... Je n'ai pas envie que vous vous sauviez dès que j'aurais le dos tourné.
Sans rouvrir le rideau de velours rouge, Iris fit passer son imper noir en le jetant aux pieds de Puce. Un à un, elle restitua de la même manière les vêtements dont elle pensait qu'ils allaient venir se joindre à ceux de sa garde-robe : les gants, le mini-string, le tout petit soutien-gorge.
- Je peux récupérer mon imperméable ?
- Pas encore, mademoiselle ! Vous savez sans doute qu'on n'accepte pas de reprendre les vêtements qui ont été portés...
- Oui, et alors ?
- Cet ensemble de vinyle est invendable en l'état. Il est tout imprégné de vos odeurs intimes... Sortez de cette cabine et venez remédier à cela...
Iris jaillit comme une furie du coin essayage :
- Que voulez-vous que je fasse ?
- Ma petite (humour vache de la part de la Puce qui était dominée de plus de quinze centimètres par Iris juchée sur les talons interminables de ses cuissardes), je crains fort que vous ne deviez lécher ses vêtements jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de...
- Je pourrais les laver...
- Vous les lècherez... Et ici même à quatre pattes...
Iris n'avait plus qu'à s'exécuter. Elle se mit à quatre pattes. Puce posa devant elle le mini-string et le léchage commença. Chaque mouvement de langue entraînait l'ensemble du corps de ma soumise dans un langoureux va-et-vient. N'y tenant plus, au bout de quelques minutes, Puce commença à caresser les fesses d'Iris, puis à lui presser les seins.
- Tu mouilles, on dirait, ma petite salope !
Oui, Sandra mouillait. Au comble de la honte (pour la première fois depuis qu'elle m'était "soumise" ?), elle prenait pourtant un plaisir immense à sentir des mains se poser sur son corps.
C'est alors que retentit la sonnerie de la porte. Un client venait d'entrer.
- Salut Puce !
- Salut monsieur Georges !
- Qui est-ce ?
- Une soumise qui a essayé de déshonorer son maître...
- Belle fille !
Et l'inconnu, après avoir éprouvé la souplesse et la douceur de la peau d'Iris, lui administra deux belles fessées.
- Vous avez ma commande...
- Depuis hier... Je vous demande juste un petit instant... Il faut que je change l'activité d'Iris.
Iris poursuivit donc son léchage sur l'intérieur des minuscules bonnets du soutien-gorge.
Après le départ de monsieur Georges, Puce revint vers Iris.
- On dirait que tu as aimé les bonnes fessées de monsieur Georges. Ton cul en est tout rosé. Ton maître ne te châtie jamais ainsi ?
- Mon maître ne me touche jamais...
- Comment peut-il résister à la tentation ?
Et sans prévenir, la Puce enfila deux de ses doigts dans le vagin détrempé de ma soumise.
- Arrête maintenant...
Iris releva la tête. Sa langue était brûlante, elle avait les reins brisés, mais la douleur la plus fulgurante venait de son sexe traumatisé par quinze jours de godage intensif. Alternant coups de langue et pénétration, Puce conduisit Iris jusqu'à un violent orgasme.
- Tu es vraiment bonne, fit-elle lorsqu'elle sentit la décharge de plaisir d'Iris l'irradier à son tour.
Elle retira ses doigts gluants du sexe rougi d'Iris, les essuya sur les fesses rosies de la soumise avant de rajuster son propre string qu'elle avait descendu sur ses chevilles pour mieux coller sa foufoune aux courbes rebondies de Sandra.
- Maintenant, tu te casses...
- Rendez-moi au moins mon imperméable... Je ne peux pas sortir comme ça...
- Tu pars comme tu es venue, l'imperméable en moins... C'est ce que nous avions convenu avec ton maître...
- Passez moi au moins mes clés...
Puce hésita. Nous n'avions pas pensé à cela. En fait, nous n'avions pas imaginé qu'Iris viendrait quasiment nue. Pouvait-on risquer de faire mettre la jolie soumise en prison pour exhibitionnisme aggravé ?
- Les voilà tes clés !
En regardant s'éloigner Iris, Puce éclata de rire. Voilà une série de vexation qui ramènerait la belle soumise à sa place !
Tranquillement, la poitrine et la chatte à l'air, Sandra s'approcha de sa voiture garée à l'entrée de la cour, ouvrit la portière, mit le moteur à tourner. Elle prit dans sa boite à gants son téléphone portable, fit le numéro de la boutique. Puce, surprise, décrocha. Iris ne prononça qu'un seul mot : - Merci !
Posté le 12.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Le lendemain, je passais ˆ la boutique de Puce & Sade. La veille, j'avais intimŽ ˆ Iris l'ordre de me donner le code de sa carte bleue afin que je puisse rŽgler ses achats. "Je t'avais dit que je payerais tes achats... Je n'avais pas prŽcisŽ avec quel argent" ajoutai-je ˆ la fin de mon mail.
Aprs que Puce m'ait narrŽ tous les dŽtails de la sŽance du mercredi aprs-midi, je rŽglai les "achats" de ma soumise, rŽcupŽrai l'impermŽable, le mini-string et le soutien-gorge, les longs gants de vinyle. Ê
- Ramenez-nous lˆ bien vite ! C'est une bien agrŽable personne... Mais vous aurez bien du travail pour la dompter ! Ê
La remarque de Puce tourna dans ma tte tout le temps du trajet entre la boutique de lingerie et le domicile d'Iris-Sandra. Encore une fois, je jouais sur du velours.
C'Žtait au tour du groupe de Sandra d'tre en formation informatique. J'avais deux heures au moins pour prŽparer une nouvelle surprise ˆ cette soumise bien trop indŽpendante finalement. Deux heures pour me prŽparer ˆ supporter sans faillir la nuditŽ provocante de ma soumise. Deux heures pour me dŽbarrasser de mes pulsions sexuelles les plus extrmes et conserver toute ma luciditŽ de ma”tresse.Ê
J'Žtalai sur le lit quelques unes des photos prises par Puce dans sa boutique. Comme d'habitude, Iris s'Žtait livrŽe sans beaucoup de retenue. Une impulsion soudaine. Je me dŽshabillai et me glissai dans les vtements essayŽs la veille par Sandra. Il me semblait qu'ils portaient encore son odeur. Ma tte se mit ˆ tourner. J'Žtais elle ! Je me prŽcipitai dans la salle de bain pour me voir. Non, ce n'Žtait que moi ! Mais, lˆ o j'aurais quelques mois auparavant pris un malin plaisir ˆ rechercher dans le miroir chacun de mes dŽfauts physiques, je ne voyais que les attraits de mon corps moulŽ dans le vinyle. J'eus du mal ˆ quitter la salle de bains et mon image de garce dominatrice. Ce fut gr‰ce au dŽsir fou d'enfiler les cuissardes que j'y parvins.
Iris les avait rangŽes dans le tiroir du haut. Dieu merci, 37 Žtait une pointure trs frŽquente pour une femme. Encore une fois, le bruit des zip fut le plus fort des aphrodisiaques. Instable, trŽbuchant ˆ chaque pas, je retournai jusqu'ˆ la salle de bains. Ou mes yeux mentaient, ou c'Žtait le miroir qui trichait, mais cette femme que je voyais dans la glace ne pouvait pas tre moi. Elle Žtait tellement loin de tout ce que j'avais jamais ŽtŽ. Elle Žtait tellement proche de ce que j'avais toujours rvŽ tre. Au lieu de me donner du plaisir en ayant sous les yeux les photos de ma soumise, je m'envoyai en l'air en m'imaginant faire l'amour avec la femme que j'Žtais devenue. Ma”tresse Godiva.
Bient™t, mes doigts ne suffirent plus ˆ combler mon excitation. Je rampais plus que je marchais jusqu'ˆ la pice principale. Un Žnorme tube de colle, froid, lisse et cylindrique fit office de gode. Je ramenai l'objet entre mes seins pour le rŽchauffer un peu. Je l'enfonai, l'enfonai, l'enfonai encore, m'admirant dans le miroir, les cuisses ŽcartŽes, le mini-string autour des genoux, le visage tordu par le plaisir qu'elle..., que je me donnais.
Lorsque Sandra revint dans son appartement, j'avais perdu toute envie d'elle. Elle n'Žtait plus que l'instrument de ma propre cŽlŽbration. Plus je la dominerai, plus je pourrai me regarder firement. Elle me donnerait sa force, sa jeunesse, sa beautŽ. J'Žtais moi et je serai elle.
J'avais scotchŽ un message sur la porte qui avertissait Iris que son ma”tre Žtait prŽsent ˆ l'intŽrieur. Elle entra, la tte baissŽe, marcha jusqu'au lit. Elle y trouva la cagoule aveuglante qu'elle enfila sans mot dire. J'avais envie de parler, de lui donner directement mes ordres, mais elle connaissait ma voix ! J'eus encore recours ˆ ma voix trafiquŽe par un logiciel, mais cette fois-ci j'utilisai une cassette audio que j'avais glissŽ dans la mini-cha”ne.
- DŽshabille-toi, esclave ! Couche-toi sur le lit ˆ plat ventre !
Iris ne mit gure de prŽcipitation dans son effeuillage. Elle jouait encore de son charme. Je voulus lui crier "plus vite !". Je me retins au dernier moment.
J'avisai le balai dans un coin de la petite cuisine. En silence, je m'approchai et administrai deux coups vifs sur les fesses d'Iris. Elle sursauta :
- Je me dŽpche, ma”tre.
Elle arracha plus qu'elle dŽgrafa son soutien-gorge. C'Žtait son dernier vtement ; elle ne portait plus de culotte (mme sous ses jeans).
Iris s'allongea sur le lit. Je rel‰chai la touche pause. La voix mŽtallique et impersonnelle cracha un nouvel ordre : "Ouvre la bouche". Au frŽmissement qui parcourut l'Žchine de la soumise, je sus qu'elle se demandait ce que j'allais la forcer ˆ avaler. Evitant son contact, je rŽussis ˆ lui glisser le milieu d'une corde dans la bouche. Je tirai sur ce mors sommaire. Iris se cambra. Je ramenai les deux pans de la corde jusqu'ˆ ses chevilles que j'enserrai. Un gros nÏud suffit ˆ immobiliser mon esclave. Son corps avait pris la forme d'une bascule pour cheval de bois. Seul le ventre touchait le lit, le haut du corps et les jambes Žtaient en l'air. Ouf ! J'avais rŽussi ! Ê Je retournai jusqu'ˆ la petite cha”ne Hifi. Nouvel appui sur la pause.
- Tu te moques de moi depuis trop longtemps ! Voici ta punition ! Tu resteras ainsi jusqu'ˆ ce que je vienne te libŽrer...
PerchŽe sur les cuissardes de ma soumise, je contemplais mon oeuvre ramenŽe ˆ sa vraie place : la seconde. Je pris le plug anal dans le tiroir et doucement je m'infligeai ma premire sodomie (et oui, j'Žtais vierge de ce c™tŽ lˆ !).
Je n'ai tranchŽ la corde qu'une heure plus tard. Et avant de m'enfuir, j'ai fourrŽ dans la bouche d'Iris le petit plug qui m'avait fait dŽcouvrir de toutes nouvelles sensations.
Plusieurs fois, au cours des semaines qui suivirent, j'infligeais ˆ Iris de semblables humiliations. Petit ˆ petit, je la sentais perdre de sa superbe.
DŽsormais, elle ne cherchait plus ˆ devancer mes dŽcisions. Elle les subissait avec une dŽlectation croissante au fur et ˆ mesure que son autonomie se rŽduisait. Je ne lui permettais plus de s'exhiber en public. Elle y prenait trop de plaisir, en tirait trop de fiertŽ et d'orgueil. Lˆ o d'autres, moi la premire, auraient souffert, elle semblait parfaitement ˆ son aise. Sans doute son ancien ma”tre l'avait-il tra”nŽe de boites Žchangistes en club s-m. Ce que moi je ne pouvais faire avec elle. LivrŽe ˆ elle-mme, elle en rajoutait... et ds qu'elle en rajoutait, elle cessait d'tre soumise. C'est d'ailleurs pour cette raison que je lui avais interdit de revenir chez Puce & Sade.
C'est donc dans l'espace clos de sa chambre qu'Iris subissait de vigoureuses sŽances de bondage, de pŽnŽtrations simples ou doubles, d'Žtouffements, de strangulation. Mon imagination pour la faire souffrir, tout en la sublimant, me paraissait sans limite... et les petits jeux du dŽbut comme d'aimables divertissements de patronage.
J'avais fini par partager les tenues d'Iris. De temps en temps, je plaais dans le tiroir de sa commode certains de mes propres vtements sexy et j'empruntais les siens. C'Žtait, disais-je, pour effectuer des tests comparatifs avec une autre soumise que j'avais inventŽe et que jÕavais baptisŽe Narcisse. Demi-mensonge, Narcisse, c'Žtait moi. Je m'Žtais auto-soumise. A chaque sŽance, donc, pendant qu'Iris Žtait aveuglŽe et ligotŽe (j'avais renoncŽ au lit pour d'autres accessoires : une chaise, la commode, le miroir, la douche), je paradais dans sa chambre ˆ demi-nue, vtue de bas rŽsilles et de porte-jarretelles, de la fameuse gupire bleue. J'Žtais une domina en vinyle, en cuir ou en latex, maquillŽe outrageusement, exerant mon autoritŽ sur une Iris enfin pliŽe ˆ mes ordres. J'avais pris gožt ˆ la frapper (avec le manche du balai, puis avec un fouet achetŽ dans un sex-shop de la ville), ˆ martyriser son corps trop parfait (quelle dŽcouverte pour moi que les pinces ˆ seins ! surtout un modle bien particulier qui me permettait de placer une pince sur un de ses seins et l'autre sur le mien... chaque mouvement de l'une tiraillait l'autre).
Au plan professionnel, nos relations s'Žtaient un peu espacŽes. Je n'intervenais plus dans la formation que de manire Žpisodique. Mais, j'avais manÏuvrŽ pour que Sandra soit une des stagiaires dont j'aurai en charge le mŽmoire professionnel (un petit travail de rŽflexion en une trentaine de pages) et la visite terminale de l'annŽe (celle qui devait donner au corps des inspecteurs un avis sur les qualitŽs de la stagiaire). Ds la rentrŽe des vacances de No‘l, nous aurions l'occasion de nous rencontrer ˆ nouveau (et en tte ˆ tte). Cette perspective n'avait pas eu l'air d'enchanter Sandra. Le sujet de son mŽmoire Žtait une sorte de transposition de ce qu'Žtait sa vie. Elle avait choisi comme titre "Ange ˆ la maison, dŽmon ˆ l'Žcole : les deux visages d'un Žlve".
Aprs tant de semaines de dressage intensif et douloureux pour ma soumise, je dŽcidai de lui accorder une rŽcrŽation. No‘l approchait. Il Žtait grand temps de la ramener chez Puce & Sade, Puce me rŽclamant pŽriodiquement de ses nouvelles. Et ce serait pour moi une importante victoire que de montrer ˆ la vicieuse petite commerante combien Iris s'Žtait Žteinte, effacŽe... sans rien perdre de son pouvoir de sŽduction.
J'avais donnŽ rendez-vous ˆ Iris dans un des parkings souterrains de la ville. Mes ordres Žtaient prŽcis. Elle devait tre garŽe ˆ 17 heures au deuxime sous-sol. Sit™t garŽe, elle devrait passer sur le sige arrire de sa 205 blanche, se dŽshabiller, enfiler sa cagoule aveuglante, se menotter les chevilles, puis les poignets, se coucher en chien de fusil au pied du sige. Et attendre... Ê L'attente serait terrible, je le savais... Nous Žtions en dŽcembre et, mme si cette histoire se passe dans une ville du sud de la France, la tempŽrature extŽrieure Žtait bien basse. Et Iris Žtait nue !
Je la laissais en attente une bonne demi-heure avant de me mettre en qute de la 205 blanche. Je la trouvais rapidement. Trop rapidement ! Trois mois plus t™t, je me serai prŽcipitŽe dans la voiture pour apporter un peu de confort ˆ Sandra. Pour Iris, il n'Žtait plus question de compassion... Je refis le tour de l'Žtage avant de revenir ˆ la Peugeot. J'ouvris la portire, me glissai ˆ l'intŽrieur. Le claquement sec de la porte fit sursauter Iris (elle avait dž s'endormir !).
- Bonjour, ma”tre !
Brr... Il devait faire dix degrŽs au grand maximum dans la voiture. Je dŽmarrai et mis le chauffage ˆ fond (plus pour moi que pour ma soumise, est-il utile de le prŽciser ?). L'auto-radio dŽversait une musique pop sirupeuse. Je basculai sur une frŽquence qui diffusait du classique.
- S'il vous plait, ma”tre, pas de musique classique !
Etonnant et surrŽaliste. La premire supplique que se soit jamais permis ma soumise portait sur la musique. Je montais le volume ˆ fond. Et c'est accompagnŽe par l'orgue de Jean-SŽbastien Bach que je quittai le parking ˆ destination de la boutique de Puce & Sade. Nous ne devions jamais y arriver. Ê La faute ˆ un gros chien stupide qui me traversa sous le nez en remontant la rue Henri IV (rue rŽputŽe chaude). Coup de frein brutal. Choc violent ˆ l'arrire.
- Que se passe-t-il, ma”tre ?
Encore une fois, mon esprit fut plus prompt que ma voix. Je m'abstins de rŽpondre. Je descendis paniquŽe... Je n'avais pas imaginŽ l'ŽventualitŽ de l'accident. Jamais ! Ê
Je me retrouvai, moi Nathalie L., professeur et formatrice ˆ l'IUFM, vtue d'une grande robe de vinyle noir et de bas rŽsilles que recouvrait simplement une longue doudoune fourrŽe, dans une voiture qui ne m'appartenait pas, avec la propriŽtaire du vŽhicule nue et attachŽe ˆ l'arrire. Ê Dans la nuit, je priais (qui d'ailleurs, je ne suis pas croyante !) que mes malheurs n'empirent pas davantage. Et si le conducteur du vŽhicule Žtait une de mes connaissances ?
- Ben alors, madame, qu'est-ce qui vous a pris ?!
Bon point ! L'homme n'Žtait pas agressif ! Dans la lumire orangŽe des lampadaires, je vis un gars plut™t jeune, en costume et cravate. Il regardait son pare-choc avant qui avait finalement moins souffert que l'arrire de la 205 de Sandra... Derrire nous, un petit bouchon commenait ˆ se former.
- On pourrait avancer jusqu'ˆ la gare, dis-je... Histoire de dŽgager la rue !
- Bonne idŽe.
Il aurait dž tre furieux. Aprs tout, c'est lui qui Žtait en tort !
Je remontai dans la voiture, dŽmarrai suivi comme mon ombre par la MŽgane du jeune cadre (dynamique ?). Nous arriv‰mes sur le parking (payant, hŽlas) de la gare. Coup de chance, deux places voisines Žtaient libres. En 200 mtres, j'avais cherchŽ une explication plausible ˆ la prŽsence d'une jeune femme nue ˆ l'arrire de l'automobile. Je suis plut™t du genre imaginative (vous avez pu le constater), mais lˆ rien ne venait... Ê
- Arthur K., se prŽsenta-t-il. Ê
- Sandra V., rŽpondis-je. Ê
Encore une fois, je devenais Sandra... Ê
- Qu'est-ce qui vous a pris ˆ freiner comme a ? Ê
- Un chien... Ê
- Vous alliez au travail ? Ê
- Pardon ? Ê
- Je vous demandais si vous alliez au travail... Il n'y a qu'ˆ vous regarder pour savoir que vous exercez une profession plut™t ancienne... Le plus vieux mŽtier du monde, dit-on... Ê
Misre ! Il n'avait pas les yeux dans sa poche ! Il avait vu, sžrement au moment o je descendais de voiture les bas, les chaussures ˆ talons hauts et peut-tre mme mes cuisses moulŽes par le vinyle de la robe. Ê Heureusement qu'il parlait ˆ voix basse ! Il y avait une chance que Sandra ne nous entende pas... Ê
- Venez, Žloignons-nous un moment de la voiture... Ê
- Je suis dŽsolŽ... Je n'ai pas pu vous Žviter... Ê
- Il faut que nous discutions sŽrieusement... Eloignons-nous de cette voiture ! Ê
Il consentit ˆ s'Žloigner. Ê
- Vous avez vu juste... Je suis une pute... Et pas n'importe laquelle, je suis la responsable de l'association professionnelle des prostituŽes de cette ville ! Ê
- Parce que vous avez une association professionnelle... Ê
- Pas vous ?!... Ecoutez, j'ai lˆ ˆ l'arrire une jeune femme que je suis allŽe rŽcupŽrer dans un h™tel minable ˆ quelques rues d'ici. Je l'ai trouvŽe nue, aveuglŽe par une cagoule, les membres entravŽes par des menottes. Je n'ai pas de temps ˆ perdre avec cet accident. Je vous donne mon nom et mon adresse. Nous nous retrouverons chez moi, disons demain aprs-midi ˆ 15 heures. Ê
- C'est d'accord ! Ê
J'inscrivis sur une feuille du petit calepin qui me suivait dans chacune de mes vestes ou de mes manteaux le nom et l'adresse de Sandra. Ê
- A demain ! Ê
- Je serai chez vous ˆ 15 heures... Ê
- Et croyez-moi, fis-je avec un clin d'oeil complice, vous ne regretterez pas d'avoir eu un accident avec moi... Ê
J'avais bouclŽ mes achats de No‘l en un temps record pour me libŽrer l'aprs-midi. Je suis plut™t ˆ l'habitude du genre ˆ tra”ner dix fois trop longtemps dans les magasins. Ce jour-lˆ, je fis preuve d'une efficacitŽ encore jamais vue. Et encore, j'avais l'esprit ailleurs... Ê
La veille, j'avais ramenŽ Sandra chez elle. Il avait fallu, lˆ aussi, improviser. Normalement, ma soumise aurait dž rentrer ˆ pied, vtue des nouveaux vtements achetŽs chez Puce & Sade. Plusieurs kilomtres dans le froid, ˆ demi-nue sous son imper, ˆ frapper les trottoirs de ses talons aiguilles ! Mais, par la faute de mon freinage ˆ la dŽsespŽrŽe rue Henri IV et de ses consŽquences, j'avais dž trouver autre chose en catastrophe, sous la pression incessante du regard aveugle d'Iris. Lorsque nous Žtions reparties, elle s'Žtait redressŽe sur le sige arrire, attendant visiblement que son ma”tre la rassur‰t. Je ne pouvais le faire sans parler... Ê Et comment pouvais-je la conduire jusqu'ˆ son appartement sans la toucher ? Ê
J'abandonnai la voiture ˆ quelques rues de l'appartement d'Iris, grimpai chez elle. Il me suffisait d'avoir un ordinateur et une enveloppe. L'intelligence de ma soumise ferait le reste. J'expliquai par le truchement du traitement de texte ce que j'attendais d'elle, glissai le papier dans l'enveloppe avec la clŽ des menottes.
Revenue ˆ la voiture, j'avais placŽ l'enveloppe entre les doigts tout froids d'Iris, puis j'avais claquŽ la portire. Me suis-je inquiŽtŽ pour elle ? HŽlas, oui ! Le caractre inattendu de la situation, l'improvisation qui en avait dŽcoulŽ, tout cela m'avait donnŽ mauvaise conscience et je fus rassurŽe quand je reus le mail de Sandra me confirmant qu'elle avait bien exŽcutŽ mes consignes... Ê
A 15 heures, Arthur arriva. Il frappa ˆ la porte. J'allais lui ouvrir, vtue de la mme robe de vinyle que la veille. Mais, au lieu de l'inviter ˆ entrer, je le repoussai sur le palier le temps de lui donner quelques explications. Ê
- Je vous avais bien dit que vous auriez une agrŽable compensation pour tous les tracas que vous a occasionnŽ cet accident. Ê
- En effet, vous tes charmante ! Ê
- Je ne vous parle pas de moi mais d'Iris la jeune fille qui est ˆ l'intŽrieur. Elle est ˆ vous pour deux heures. Dites que vous venez de la part de son ma”tre... Ê
- Vous tes son... ma”tre ? (il avait eu du mal ˆ finir sa question dŽglutissant fortement avant le dernier mot) Ê
- Non, mais elle ne me conna”t que sous mon nom professionnel : Narcisse. Si vous parlez de moi, de la personne qui conduisait la voiture hier soir, oubliez Sandra et d”tes Narcisse ! Ê
- Narcisse, c'est d'accord ! Ê
- Voici le constat rempli et signŽ. Une fois que vous aurez fait d'Iris ce que vous voulez... Ê
- Ce que je veux, rŽpŽta-t-il, incrŽdule ?... Ê
- Oui, fis-je avec un grand sourire trs pervers... Ce que vous voulez (j'avais dŽtachŽ chacune des syllabes pour bien le persuader de sa totale libertŽ)... Quand vous aurez fini, vous dispara”trez et vous ne reviendrez jamais ici, c'est d'accord ! Ê
- C'est compris ! Ê
Il entra. Cuissardes brillantes (et astiquŽes ˆ coups de langue), seins martyrisŽs par des pinces, poignets entravŽs par une corde, le corps zŽbrŽ et bržlŽ par les fils Žlectriques d'une guirlande lumineuse clignotante, Iris attendait son premier amant masculin depuis des mois. Ê
Joyeux No‘l Iris ! ÊÊ Ê Ê Ê
Posté le 12.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Je pourrais vous faire ici le récit des deux heures passées par l'infortuné Arthur (mais je n'en ai pas très envie... ce sera peut-être l'objet d'une prochaine intervention sur le site de Laïka et de son maître) car j'eus droit à un compte-rendu détaillé de la part d'Iris. Disons simplement que la belle fut très gourmande, peut-être trop pour son mâle d'une après-midi qui ne combla que partiellement ses appétits trop longtemps refoulés.
Sandra avait passé Noël et le jour de l'An dans sa famille (... avec la permission de son maître, bien sûr). Je savais que je la retrouverai dès la rentrée. La préparation du mémoire professionnel nous avait amené à prendre rendez-vous pour le premier mercredi "ouvrable" de janvier.
Pour remettre Iris dans le bain après dix jours de semi-liberté (ses parents n'avaient pas internet !), j'avais décidé de la mettre très très mal à l'aise mentalement.
Au mois de janvier, les jeunes professeurs font un stage dans un autre établissement que celui au cours duquel ils interviennent toute l'année. Ils sont libérés de leur formation des mercredi et jeudi. C'est ainsi que j'avais fait affecter Sandra dans le plus chic des lycées de la ville, le genre d'établissement dans lequel on accède qu'après vingt-cinq ans de carrière. On imagine ce que l'arrivée d'une bombe telle que ma Sandra provoqua dans les couloirs de la vénérable institution (où on se moquait tout autant du contenu des derniers programmes que de la libération des mœurs).
Pendant que Sandra introduisait sa féminité exacerbée (jupe aussi courte que le permettait la décence dans un établissement scolaire, chemisier relativement transparent, talons hauts et bas à coutures), je prenais possession de son appartement pour une visite préparatoire (laquelle me demanda quelques efforts importants, comme on pourra en juger par la suite).
J'avais scotché la liste des consignes à effectuer sur la porte. En premier lieu, Sandra, redevenue Iris, devait se déshabiller, placer ses habits dans une poche sur le lit et partir prendre une douche. Nous avions rendez-vous chez elle à 14 heures. Pour garder la distance nécessaire avec Sandra, j'avais renoncé au moindre sous-vêtement sexy. J'avais exhumé des fonds de mes tiroirs un ensemble en coton blanc. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais évacué toute trace de mes penchants fétichistes. J'étais aussi sage dans mes dessous qu'avec mon apparence extérieure (pantalon et pull). Conforme à l'image de ringarde que Sandra semblait avoir de moi.
Je sonnai. Un cri. Sa voix paniquée. Je souris. Tout marchait comme prévu. Je fis celle qui n'avait pas entendu et appuyai à nouveau sur la sonnette. La porte s’entrebâilla. Le visage à peine maquillé de Sandra se glissa dans l'ouverture.
- Excusez-moi... Je ne peux pas vous ouvrir...
- Vous avez du monde ?
- Euh, non !
Quel trouble dans ses yeux ! Après des mois de persécution physique, le retour à l'humiliation mentale l'avait complètement déstabilisée...
- Je suis nue, confessa-t-elle en bredouillant...
- D'accord, dis-je avec un sourire, je comprends... Je vais en profiter pour retourner à ma voiture, je crois que j'ai oublié de prendre un livre qui pourrait vous servir pour votre étude... Ca vous donnera le temps de vous habiller.
- Oui, merci !
Elle me referma la porte au nez. Mon départ provisoire ne pouvait être un véritable soulagement pour elle. Il n'y avait plus un seul vêtement dans tout l'appartement, hormis ceux que je voulais qu'elle mette devant sa formatrice : la fameuse triade guêpière et string bleus, cuissardes. Tout le reste était entassé dans plusieurs sacs dans le coffre de ma voiture. Quelle solution allait-elle adopter ?
Je la laissais mariner dans ses doutes dix bonnes minutes (j'aurais eu le temps de faire plusieurs aller-retour jusqu'à mon véhicule). Mon coup de sonnette fut aussi cinglant qu'un impératif. Elle ouvrit, les pieds nus et le corps enroulé dans une serviette de bain (je m'infligeai mentalement un mauvais point, j'aurais dû également virer les serviettes).
- Vous n'êtes pas encore habillée ?
J'avais donné à ma voix un ton de reproche (celui-ci s'adressait tout autant à moi ; je l'avais imaginée ouvrant nue ou vêtue comme une pute de luxe).
- C'est affreux... On m'a volé tous mes habits !
- Volé ?! Mais qui pourrait bien voler seulement les vêtements ? Je vois que vous avez un ordinateur, une télévision, une chaîne Hifi... Les cambrioleurs s'intéressent à ce type de choses, pas aux vêtements... Et votre porte n'a pas été forcée... Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- C'est sans doute l’œuvre d'un pervers... ou d'un mauvais plaisant...
- Un amant rejeté ?
- Impossible !
J'insinuai un doute en elle... Et si cette épreuve n'était pas imposée par son maître ? Mais si ! Elle ne pouvait avoir aucun doute. C'est son maître qui l'avait expédié sous la douche dès son arrivée, ce qui lui avait donné le temps nécessaire à récupérer ses vêtements du matin dans une poche... et remplacer celle-ci par celle qui contenait les vêtements provocants.
- Alors, vous vous moquez de moi... Je ne sais pas ce que vous avez en tête...
- Mais je n'ai rien en tête... Vous ne voyez pas combien je suis mal à l'aise dans cette situation...
- Je vous soupçonne d'être une bonne comédienne...
Nous l'étions en fait toutes les deux ! Je marchai vers la commode.
- Voyons si vous dites vrai !
J'ouvrai sèchement le premier tiroir. Miracle des jeunes filles ordonnées. Sandra avait mis les vêtements sexy à leur place. Tournant le dos à la jeune femme, je n'eus pas à feindre la surprise. Après un temps de contemplation, je refermai le tiroir et ouvrai le suivant. Vide bien sûr. Idem pour le troisième.
- Effectivement, il n'y a rien de mettable là-dedans... Ecoutez-moi Sandra, je ne sais pas et je ne veux pas savoir ce que vous faites en dehors de votre travail, ni avec qui vous le faites... Mais, je ne pense pas que nous puissions travailler aujourd'hui...
- Je vous assure que...
- Que vous soyez exhibitionniste, que vous jouiez à la pute, c'est votre vie ! Mais cela doit passer après votre travail... J'ai reçu un coup de téléphone affolé de madame S., votre conseillère pédagogique au lycée Blaise Pascal. Il paraît que vous étiez provocante ce matin...
- Beaucoup moins que maintenant, je vous l'assure.
Elle s'effondra en pleurs. La serviette se dénoua et du bourgeon de coton jaillit la fleur Iris dans toute sa nudité.
- J'attends de vous une autre attitude... Et très vite ! Sinon, je serai contrainte d'adresser un rapport très défavorable aux services de l'inspection.
Sur ses paroles pleines de menace, je partis... sans claquer la porte derrière moi. Comment Sandra allait-elle réagir ?
J'attendais un mail plein de reproches. Il ne vint pas. Je la laissai mariner dans son jus toute la soirée du mercredi, toute la journée du jeudi. Elle ne pouvait qu'avoir honte d'elle, que sentir sa détermination vaciller à poursuivre ce jeu pervers. Elle ne vint donc pas au lycée comme le rapporta immédiatement la conseillère pédagogique.
Le vendredi, elle n'assura pas son cours au collège. Le mail que je reçus d'elle était daté du vendredi à 13h45 : "Maître, je vous en conjure... Libérez-moi, j'ai faim !"
J'avais un cours à 15 heures. Cela me laissait juste le temps de passer par l'appartement. Je pris dans ma cuisine du pain, une boîte de cassoulet et du fromage. A 14h10, je sonnai à la porte de l'appartement d'Iris et m'enfuyai aussitôt. J'abandonnai sur le palier la nourriture et deux sacs pleins d'habits. Fin de l'expérience. Ce n'est pas la volonté d'Iris qui avait faibli la première, mais son estomac.
Pendant un temps, il me fut plus difficile d'intervenir dans la vie d'Iris. J'avais une vie professionnelle intense, et à partir du mois de janvier, je devais animer plusieurs stages de formation continue (la formation des profs déjà titulaires). Dans le tas de ces stagiaires qu'on croisait l'espace de deux ou trois jours, puis qu'on ne revoyait jamais, je m'amusai à rechercher d'éventuels soumis (ou soumises). J'aurai bien aimé être la maîtresse impitoyable de certains. Pas comme avec Iris... Non, juste les contraindre à respecter les programmes et les instructions officielles. Ca n'avait rien de sensuel, de sexuel... C'était juste une nécessité pour des centaines d'élèves... Mais je m'égare...
En dépit de cette actualité chargée, j'intervenais toujours dans la vie de ma soumise. J'exigeai des rapports quotidiens sur ses activités à partir desquels je donnais mes ordres. Depuis sa mésaventure face à moi, Sandra avait renoncé à ses tenues "limites" pour aller en stage au lycée. Je lui intimais l'ordre d'avoir toujours de beaux dessous, mais de s'habiller classique pour son travail. Ce qu'elle fit (sans doute avec soulagement).
Au moins une fois par semaine, je venais dans l'appartement d'Iris pour préparer une petite séance de bondage. Mais, je commençais à nouveau à ressentir un manque d'imagination : attachée, fessée, séquestrée, Iris avait été tout cela.
Une seule fois au cours du mois, je trouvai une jouissance violente en dominant Iris. J'avais eu l'idée de l'attacher à la porte d'entrée de son appartement. Tandis que le fouet zébrait le dos, les fesses, les cuisses de ma soumise, je sentais celle-ci vibrer de plaisir... et trembler de peur qu'un voisin surprenne notre manège. L'affaire des "vêtements volés" m'avait permis de trouver une nouvelle faille dans la personnalité d'Iris : elle pouvait se montrer impudique face à des étrangers (dans l'église, dans le magasin...), mais elle faisait preuve d'une retenue, d'une timidité diamétralement opposée lorsqu'elle était en présence de personnes connues.
Au cours de cette séance (organisée entre 17 heures 30 et 18 heures 30, un horaire où il y a toujours beaucoup de passage dans les escaliers), le maître se montra bon. Il appuya ses coups... mais il déroba sa soumise aux regards indiscrets à chaque fois qu'un bruit suspect se faisait entendre. Il suffisait d'ouvrir la porte en grand pour qu'Iris disparaisse dans l'ombre de l'intérieur du couloir d'entrée. Et moi, je m'éclipsai aussi, car vêtue d'une superbe combinaison de vinyle rouge, zippée du cou jusqu'à l'entre-cuisse, j'aurai tout autant fait sensation. Ayant compris qu'elle ne serait pas livrée aux regards du voisinage, Iris se détendit peu à peu. Elle osa même de petits gémissements (douleur ou plaisir ?) franchir ses belles lèvres.
A 18h30, je la détachai enfin et, tirant sur la laisse accrochée à son collier, je la ramenai à l'intérieur de l'appartement. Quelques coups supplémentaires administrés avec la laisse contraignirent la jeune femme à se coucher sur le sol, les seins contre le parquet flottant. J'écrasai mon talon dans le creux de ses reins. Elle poussa un nouveau gémissement de douleur. Ayant ligoté ses mains dans son dos, j'avais tout le temps pour redevenir l'honnête formatrice que j'étais dans le civil. Je dézippai ma combi rouge dans la salle de bain, non sans avoir une fois de plus joui de plaisir en caressant mes seins durcis sous le vinyle. Entièrement nue, je retournai jeter un oeil dans la pièce voisine. Iris était toujours couchée face contre terre.
J'eus à nouveau une envie folle d'elle, ce qui m'était passé depuis que j'étais devenue amoureuse de moi-même. Je retrouvai le tube de colle sur le bureau, le léchai langoureusement avant de l'introduire dans le vagin d'Iris. Le gémissement qu'elle émit était clairement un petit cri de plaisir. Sans prendre le temps de m'habiller entièrement, je ramassai mes affaires, enfilai ma grosse doudoune et sortis en claquant la porte.
J'avais proposé à Sandra, par l'intermédiaire d'un mail tout à fait officiel, un nouveau rendez-vous pour travailler sur son mémoire professionnel. Deux minutes plus tard, j'expédiai un ordre à Iris dans son autre boite aux lettres, lui fixant un rendez-vous pour le même jour une heure plus tard. A qui dirait-elle non ?
Elle s'excusa poliment auprès de la formatrice et protesta de sa dévotion auprès de son maître. Je fixais donc une nouvelle date pour cette rencontre, précisant sèchement que je faisais vraiment beaucoup d'effort pour l'aider et que je ne comprendrais pas qu'elle me fit à nouveau faux bond.
Elle se présenta au siège de l'IUFM cinq minutes en avance. Nous échangeâmes une poignée de main très officielle. Dire qu'il fallait ce type de circonstances pour que je puisse effleurer un court instant le velours ouaté de sa peau. J'attaquai la conversation de manière à la déstabiliser :
- Pourquoi est-ce que vous ne m'aimez pas ?
Elle me regarda avec étonnement. Elle ne se souvenait pas avoir dit à quiconque combien elle en était venue à me détester. Elle ne protesta pas (ce qu'auraient fait d'autres stagiaires).
- Disons que je sens bien que nous n'avons pas beaucoup d'atomes crochus.
- En êtes-vous sûre ?
Oups, n'en avais-je pas trop dit ? Je me repris.
- Je pense au contraire que nous avons le même goût pour ce métier, la même envie de faire aimer notre matière... mais que nos personnalités s'accordent peu. Vous êtes trop exubérante à mon goût...
- Et vous trop sage, rétorqua du tac au tac Sandra...
- Soit, mais cela ne doit pas nous empêcher de bien travailler ensemble...
- Vous avez raison... Mais si je peux me permettre un conseil, osez des jupes un peu plus courtes et des fringues plus moulantes. Ce n'est pas parce que vous avez 33 ans...
- 35, fis-je avec un sourire !
- Peu importe... Vous n'avez pas encore l'âge d'effacer votre féminité.
Ma féminité, ma petite Sandra, pensai-je... Elle ne risque pas de s'effacer tant que je désirerai plus que tout me faire l'amour en te regardant étouffant de douleur et de plaisir sous ton masque de latex.
Posté le 12.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
J'avais l'impression de sombrer dans une routine dont je ne parvenais pas à m'extirper. Il fallait aller encore plus loin, je le sentais... Mais aller plus loin n'était-ce pas aller trop loin ? Fin mars, je le savais, tout serait fini...
Avant même que j'ai noué avec Sandra le lien maître-esclave, celle-ci s'était portée volontaire pour partir finir son année de stage dans un autre pays de l'Union européenne. J'aurais pu la contraindre à rester à son poste jusqu'à la fin juin, lui donner l'ordre de continuer à obéir à son maître au quotidien... Mais j'avais parfois mis en danger une carrière enseignante qui s'annonçait prometteuse. Je ne me sentais pas la force de brider encore la brillante Sandra. Peut-être maintiendrait-elle le contact avec son maître ? Peut-être en profiterait-elle pour le fuir et s'en trouver un autre ? Il ne fallait pas regretter.
J'avais appris de cette aventure une multitude de petites choses sur moi, mon corps, mes fantasmes, ma personnalité. Je devinais qu'il en était de même pour Iris. Allons, puisque tout cela finissait, il fallait monter crescendo vers le point d'orgue : la soirée qui suivrait la soutenance du mémoire professionnel.
Je décidai de ramener Iris chez Puce & Sade le dernier samedi soir. Elle choisirait en cette occasion la parure que je la contraindrais à porter pour se présenter devant le jury du mémoire professionnel, puis au cours de la soirée qui suivrait.
J'adoptai la même procédure qu'en décembre sauf que si Iris était bien nue, cagoulée et entravée, j'exigeai qu'elle m'attende assise sur le siège passager. Elle dut y prendre bien du plaisir... J'en profitais pour prendre quelques photos la laissant déguster ces instants où elle affirmait sa beauté de manière si arrogante, l'air de dire "je ne vous vois pas, mais vous, profitez en bien pour me mater sous tous les angles". Il n'y eut pas de chien imprudent pour nous détourner de notre destination.
Sade avait reservé une place spécialement pour la 205 blanche. Je m'y garai, descendis en laissant Iris toujours immobile sur le siège avant.
- Vous pouvez aller la chercher, demandai-je à Sade ?
Sade était un beau et grand garçon blond qui entrait dans la trentaine. Il avait un grand sens de l'humour et une tendresse infinie pour sa Puce d'épouse. Mais, l'envoyer ainsi au devant de cette beauté fatale était un cadeau empoisonné. Il ne put s'empêcher de caresser la croupe délicieuse d'Iris, de palper puis de mordiller les mamelons rosés de ses seins, de glisser un doigt au creux de l'intimité forcément humide de la soumise.
Puce, dont le caractère n'était pas toujours facile, se mit en colère.
- Mais il va se la faire !
- Et alors, fis-je ? Vous aussi !
La Puce éclata de rire et convint que sa jalousie était ridicule... Qui n'aurait pas envie d'Iris ?
- Vous savez ce que vous avez à faire...
- Oui, ne vous inquiétez pas... Venez, je vous montre votre cabine !
Tout au long de l'épreuve qui attendait Iris, je serai dans la cabine voisine de la sienne... et j'essayerai les vêtements qu'elle venait d'ôter. Sur ma peau se méleraient la chaleur de son corps et le froid des matières indécentes que j'affectionnais tant. Mais, j'avais mis au point avec cette petite dévergondée de Puce un arrangement très particulier qui viendrait perturber un essayage un peu trop "classique".
Lorsqu'Iris entra dans le magasin, Sade, après avoir interrogé du regard son épouse, la démasqua. Ma soumise cligna des yeux sous l'agression des néons blancs.
- Ravie de vous revoir chez nous, Iris, fit Puce en prenant la jeune esclave par la taille (et en posant sa main sur ses fesses). Venez, je vous conduis jusqu'à la cabine d'essayage... Votre maître a fait les choses en grand aujourd'hui...
- C'est lui qui paye ou c'est moi, demanda Iris ?
- C'est celle de ses deux soumises qui lui aura le moins plu qui payera...
- Narcisse est ici ?
- Dans la cabine voisine de la vôtre...
- Elle est belle ?
- Sublime comme vous... Votre maître a vraiment du goût !
Puce jouait son rôle à la perfection.
- Que voulez-vous essayer ?
- Tout...
- Ah, visiblement, votre maître a omis de vous informer d'un détail essentiel. Tout au long de cette séance, vous serez, vous et Narcisse, astreintes à une obligation... Vous devrez administrer une fellation ou un cunnilingus à tous les clients qui entreront dans le magasin... et éventuellement servir de mannequin s'ils en font la demande. C'est dans le cadre de l'anniversaire du magasin...
- A quelle heure ferme le magasin ?
- A 20 heures... en temps normal..., car, pour les deux ans de la maison, nous faisons nocturne jusqu'à 23 heures.
Puce oublia simplement de préciser que nous avions envoyé à tous les clients fidèles une invitation à cette soirée. Cela faisait plus d'une centaine de personnes. Certes, tous ne viendraient pas, mais il y aurait plus de passage qu'à l'habitude.
- Je vais commencer par ces chaussures...
Elle prit une paire posée en démonstration dont les talons étaient proprement vertigineux.
- C'est du 37, non ?
- Bien sûr !
- Super !
Iris accorda sa première fellation au talon de la chaussure droite, puis elle jeta un coup d'oeil à Puce.
- Ca vous plait !
- J'espère que cela plaira surtout à votre maître...
- Narcisse, tu peux sortir ta carte de crédit !
Elle avait crié cet avertissement avec un petit rire coquin. Dans ce type de circonstances, elle ne craignait personne. Le pire fut que je pris cela pour un défi ! On allait voir ce qu'on allait voir !
Iris prit un ensemble en lamé doré et s'enferma dans la cabine. Une minute plus tard, elle ressortait. Avec ses talons, son corps avait encore gagné en finesse et en grâce.
- Alors ? Qu'en pensez-vous ?
Puce ne répondit pas... Elle s'empressa de photographier Iris.
A ce moment précis, un homme d'une quarantaine d'année entra dans le magasin... Sade s'avança vers lui.
- Vous désirez ?
- Je voudrai offrir quelque chose à ma femme... Nous débutons dans le libertinage... je veux ce qu'il y a de mieux... et de pas trop cher, non plus...
- Pendant que nous vous présentons quelques modèles, que diriez-vous de profiter de notre cadeau spécial anniversaire ? Iris, dépêche-toi d'honorer monsieur...
Iris s'avança avec difficulté à cause de ses chaussures. Sa robe brillait de mille feux. Elle s'agenouilla devant le client.
- Je suis à votre service, monsieur... Tel est le désir de mon seigneur et maître.
Le client eut un mouvement de recul...
- Je ne sais pas...
- C'est totalement gratuit, le rassura Sade.
- C'est que je n'ai pas l'habitude... Si ma femme...
- Elle n'en saura rien, fit Puce...
- Elle m'attends dans la voiture...
- Alors, dit Iris en relâchant la ceinture du pantalon déjà trempé de l'homme, allez la chercher...
Interloqué par l'assurance d'Iris, le client bredouilla un "j'y vais" et sortit.
- En attendant qu'il revienne, ôtez-moi ces chaussures...
- Je ne peux pas me relever...
Puce refusant de se baisser pour aider Iris, Sade se mit à genou et délassa les chaussures. Le client revint à ce moment précis, tirant derrière lui son épouse, une rousse un peu rondouillarde.
- Venez dans la cabine, vous serez plus à l'aise pour cela, dit Puce qui sentait que son magasin risquait de se transformer en lupanar...
Tout en marchant accrochée au cou du client et une main sur les fesses rebondies de sa femme, Iris demanda à Puce de lui préparer le petit ensemble de lycra parme extrémement moulant qu'elle venait de remarquer. Elle poussa le couple dans la cabine et tira le rideau.
Trente secondes plus tard, elle expulsait de son territoire l'ensemble en lamé.
- Je ne veux pas le salir, cria-t-elle... Qui sait ce que vous exigeriez de moi ensuite ?
Encore quelques instants et je pouvais entendre depuis la cabine voisine les plaintes jouissives de l'homme et de la femme. La facilité avec laquelle Iris avait conduit l'homme et la femme aux portes du plaisir m'excitait et m'énervait en même temps. Non mais ! Qui commandait !
Puce entra à ce moment précis portant les chaussures et l'ensemble doré encore pleins des odeurs de ma soumise. Sans pudeur, je me déshabillai devant Puce (ce n'est pas possible, ce n'était pas moi qui agissait ainsi !). Une voix intérieure, celle du maître, commandait à l'esclave Narcisse de prendre sa part de la besogne et de concurrencer Iris dans cette soirée de débauche.
Je murmurai à une Puce interloquée :
- Le prochain client est pour moi !
J'avais à peine terminé de me transformer en clone d'Iris que le carillon de l'entrée résonna. Je n'avais même pas peur. Je n'avais même pas honte. J'eus de la chance. C'était une belle jeune femme, une danseuse, qui venait renouveler une partie de sa garde-robe avant la création d'un nouveau spectacle. Puce et Sade la connaissaient bien. Ils la tutoyèrent et l'appelèrent par son prénom, Clara.
- Eh, Clara ! Tu n'es pas contre un bonus ce soir...
- Quel bonus ?
Je passai une partie du corps hors de la cabine. A côté, l'homme était visiblement parvenu au sommet de son plaisir, mais Iris peinait à satisfaire totalement la femme.
- Moi, fis-je !
Et je montrai par un signe des doigts que j'attendais la danseuse.
Un moment, l'idée qu'elle puisse refuser me traversa l'esprit. Idée fugitive. Clara, défaisant son manteau et le tendant à Sade, s'avançait vers moi. Grâce à mes talons infernaux, je pus rouler un patin d'enfer à ma belle danseuse. Je l'entrainai dans la cabine. Ce fut magique ! Toute la soirée.
A 23 heures, je décidai que j'avais remporté la compétition qui m'opposait à ma rivale. De l'avantage d'être le maître. C'est Puce qui fut chargée d'annoncer la mauvaise nouvelle à Iris. Elle devrait payer la tenue que j'avais choisie (une combinaison de latex bleu... pas vraiment donnée) et la sienne (un ensemble short et guépière en vinyle rouge, une nouvelle paire de cuissardes de la même teinte).
- Si c'est la décision de mon maître, je m'incline.
Elle sortit sa carte de crédit et régla la note. Elle avait mal aux lèvres, aux genoux, au dos, mais plus encore elle se sentait humiliée.
Je la regardais s'éloigner. Dans une semaine tout serait terminé.
Le mardi, Sandra mena une admirable leçon devant sa classe de sixième. Le jeudi, elle soutint son mémoire professionnel avec brio. J'en arrivais à oublier que, sous son pantalon bleu marine et son chemisier blanc, elle portait sa tenue de soumise vaincue, celle qu'elle avait chèrement payée le samedi précédent.
- Alors, dis-je, à la fin de l'entretien qui concluait la soutenance, vous voilà libérée. Vous serez titularisée à la rentrée prochaine... Et vous serez une bonne prof, j'en suis sûre !
- Merci, madame... Mais libérée je ne le suis pas encore tout à fait... Tenez, voici pour vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi cette année. Il y a eu des moments où vous avez eu raison de me remettre à ma place.
- Qu'est-ce que c'est ? (phrase stupide s'il en est... si on met du papier autour d'un cadeau, c'est justement afin qu'on ne puisse pas savoir ce que c'est).
- Vous verrez bien vous-même... Je vous demande juste de ne pas l'ouvrir ici et d'attendre quelques jours...
- Pourquoi cela ?
- Vous ne comprendriez pas... C'est une façon un peu spéciale de vous remercier... Et je préfère être loin lorsque vous ouvrirez cette boite.
L'apothéose était pour ce soir. En rentrant chez elle, Sandra trouverait mes derniers ordres, ceux que j'avais rédigé depuis deux mois déjà et vers lesquels j'avais construit toute une progression. C'était à la fois une épreuve dégradante et la reconnaissance des mérites multiples d'Iris.
Cette nuit, elle devrait se tenir dans sa jolie tenue de soumise le long du quai de la gare, offerte comme une prostituée à la convoitise des passants et des automobilistes. De longues heures à provoquer de brusques ralentissements, des arrêts intempestifs. Elle n'aurait droit de quitter l'emplacement que je lui avais fixé que si elle acceptait de partir avec un client. Et je savais qu'elle le ferait.
A 23 heures, j'arrivais la première. Bien décidée à jouir une dernière fois du spectacle de la beauté de ma soumise et de sa troublante obéissance, je m'étais métamorphosée (avec un plaisir immense) en professionnelle du trottoir : les vêtements et les chaussures que je portais, je les avais récupérés dans le tiroir de la commode d'Iris. J'y avais ajouté une perruque rousse que j'avais acheté la veille. Je me trouvais terriblement désirable.
Cinq minutes plus tard, Iris passait devant moi. Elle me dit "bonsoir" comme si nous nous étions toujours connues. Elle jouait un rôle et, comme d'habitude, elle le jouait bien. Elle me traitait comme une collègue de trottoir. Si elle ne rencontrait pas un succès immédiat, elle ne tarderait pas à venir discuter avec moi. Perspective qui me mit un peu mal à l'aise. Je décidai de m'éloigner.
Comme s'ils s'étaient donné le mot, tous les hommes en détresse d'amour physique entamèrent une sarabande haletante. Je déclinai plusieurs propositions. Du coin de l'oeil, je surveillai ma belle ; elle faisait de même. Et puis soudain, un homme l'accosta. Il marchait sur le trottoir d'en face et avait traversé pour arriver directement jusqu'à Iris. J'entendis la jeune femme rire, puis, prenant le bras de l'homme, elle partit en sa compagnie en retraversant la rue. La silhouette du passant m'était familière. Lorsque le couple passa sous un lampadaire, il me sembla que mon sang se liquéfiait.
Pierre ! C'était mon Pierre, mon mari, l'amour de ma vie. Pierre à qui je mentais depuis plus de six mois sur mes dépenses, sur mon emploi du temps, sur mes sentiments pour lui. Pierre qui, se sentant abandonné, était venu redonner un sens érotique à sa vie auprès des prostituées de la ville. Et il était tombé sur Sandra !
Il me sembla que s'abattait sur moi la même foudre que celle qui avait frappé toutes les grandes héroïnes du théâtre classique. A trop jouer avec le feu, j'étais en train de tout perdre : ma soumise qui allait s'enfuir, mon mari qui ne tarderait pas à en faire autant... et nul doute qu'après tout cela, c'est ma réputation qui s'effondrerait en morceaux.
Aussi vite que me le permettaient mes cuissardes, je traversai à mon tour le quai de la gare. Trop tard ! La Ford Galaxy de Pierre venait de quitter son emplacement de parking et s'éloignait. Ce n'était pas possible ! Après tant d'instants de plaisirs, de victoires remportées sur moi et sur Iris, je ne pouvais pas accepter que ma soumise triomphe de moi en me prenant, même pour une seule heure, mon mari. Où pouvait-elle l'amener ? Chez elle ? Chez nous ?
J'optai pour la première solution. J'eus beaucoup de mal à courir jusqu'à ma Clio. Encore plus de mal à introduire la clé pour démarrer. Lorsque le moteur se mit à tourner, je poussai un long soupir pour essayer d'évacuer tous les sentiments négatifs qui me submergeaient. Ce n'était pas le moment d'avoir un accident. Un professeur doublé d'une formatrice en tenue de pute de luxe, cela ne manquerait pas de faire les choux gras de la presse locale. Belles résolutions... mais vite oubliées. Je démarrai comme une furie, remontai à vive allure les quais, tournai pour prendre le périphérique. Combien avais-je de retard sur eux ? Cinq minutes tout au plus... Si Iris avait commencé à entreprendre Pierre, celui-ci ne pouvait pas rouler bien vite. J'avais beau accélérer et accélérer encore. Je ne voyais pas le Galaxy... Sortie 14. Plus que deux minutes et je saurais !
Devant l'immeuble où habitait Sandra, je vis le monospace de Pierre qui était garé. Je ne savais pas si je devais m'en réjouir ou en pleurer. Je plantai la Clio sur une place réservée aux handicapés (je n'avais donc plus aucun principe !). Dieu merci, j'avais la clé sur moi... J'allais pouvoir les surprendre... Deux étages à grimper. Mes pieds me torturaient affreusement. Mes yeux embrumés, mon souffle court et rauque. Souffrance. Oui, je souffrais. Moi la maîtresse, je souffrais. D'une double jalousie. Les deux êtres que j'aimais le plus étaient peut-être déjà en train de s'envoyer en l'air ensemble. Sans moi... Ou contre moi...
Je marquai un temps devant la porte. Ma main tremblait au moment d'introduire la clé dans la serrure (un simulacre de l'acte sexuel). Je me dominai et je pus enfoncer la clé. Elle tourna sans bruit. Je poussai la porte d'un coup sec.
- Ah c'est toi, ma chérie ! Nous n'attendions !
Je n'en crus pas mes yeux. Dans la pièce qui tenait lieu à Sandra de salon, de bureau et de chambre à coucher, Pierre et Iris semblaient effectivement m'attendre, un verre à la main.
- Mais...
J'observai qu'Iris était en passe de redevenir Sandra. Elle avait déjà enfilé un pull et se préparait à passer un pantalon. Elle n'allait pas baiser avec mon mari. Cette seule pensée suffit à amener des larmes dans mes yeux.
- Quelle surprise, n'est-ce pas ma chérie ?
La voix de Pierre était narquoise, mais il n'y avait aucune perversité dans son ton. Comme s'il m'avait joué un tour...
- En effet, je ne comprends pas...
- Je n'ai pas besoin de te présenter Sandra... Tu la connais par coeur... Mais ce que tu ne sais pas sur elle, c'est que c'est la fille d'un vieil ami, Yves. Tu ne le connais pas... C'était en fait plus un ami de mon grand frère. Quand Yves a su que sa fille était nommée ici pour son année de stage, il m'a contacté... Et comme il connait sa jolie Sandra par coeur, il m'a prévenu de certains de ses... penchants... afin que je la surveille.
- Depuis le début, tu la connais !
- Oui, c'est même moi qui lui ait trouvé cet appartement.
- Mais pourquoi ?
- J'avais sous la main une jeune femme plutôt exhibitionniste, pouvant se laisser embarquer dans des histoires dangereuses pour elle... et à la maison, une femme aimante mais timide, torturée par ses fantasmes. J'ai eu l'idée d'assembler les deux pour satisfaire tout le monde. C'était d'autant plus facile que je savais que vous vous rencontreriez à l'IUFM...
- C'est toi qui tirait les ficelles... Et elle était ta complice !
- Pas vraiment, ma chérie. Tout ce que tu lui as demandé, Sandra l'a accepté par goût...
- Et par plaisir, ajouta celle que je ne pouvais plus considérer vraiment comme une soumise.
- Mais qu'est-ce qui était vrai ? Qu'est-ce qui était faux ?
- Tu ne le sauras jamais...
- Ce que je peux vous dire, ma douce maîtresse, c'est que si je n'avais pas su dès le départ qui vous étiez, je l'aurai deviné très vite...
- Malgré toutes mes précautions, la voix trafiquée, la cagoule...
- Vous n'avez jamais pensé que vous étiez parfumée... Et ça on y est d'autant plus sensible qu'on ne voit plus rien.
- Allez viens... Cette histoire est terminée. Tu as libéré ton corps et ton âme, tu as navigué jusqu'aux rives extrêmes de ta perversité et tu sais maintenant que je t'aime encore plus fort pour tout cela... Surtout quand je te vois habillée ainsi... Sandra, vous laisserez la clé dans la boite aux lettres. Je la récupérerai lorsque je viendrai pour l'état des lieux.
- Tu pars demain, n'est-ce pas ?
Sandra ne me répondit pas. Pierre me prit par la taille. Nous sortimes de l'appartement, puis de l'immeuble. Je savais que je ne reverrai plus ma fantasque Iris. Je n'avais d'elle que des images, des odeurs gravées en ma mémoire. Je ne connaîtrais jamais le goût de ses lèvres, ni le plaisir de posséder son corps. Nul doute que d'autres auraient le plaisir de connaître cette jouissance qui me demeurerait pour toujours interdite.
- La Clio est garée là... Il faut que je la récupère, dis-je à Pierre.
- Tu me promets que tu ne retournes pas voir Sandra.
- Je te le promets... Je vais en profiter pour enlever ces bottes et remettre des chaussures plus classiques.
En ouvrant le coffre, je vis le "cadeau" que m'avait laissé Sandra après la soutenance. Je le pris entre mes mains, m'installai au volant (sans avoir ôté les cuissardes dont j'avais soudain oublié qu'elles me blessaient). Une fois déchiré le papier, je pus ouvrir le carton. J'y trouvais impeccablement rangées toutes les tenues que j'avais offertes à Iris. Etait-ce vraiment une surprise, maintenant que je savais ? Une lettre accompagnait cette restitution.
"Ma chère maîtresse, Lorsque vous lirez ces mots, je serai loin de vous... et, sans doute, vous aurez déjà tout appris de cette histoire. Sachez que je vous aime. Sachez qu'il a été terrible de ne pas vous le hurler lorsque vous m'accabliez de reproches et de sarcasmes pour mon attitude professionnelle. Qu'il m'a été pénible de jouer avec vous comme je l'ai fait. Sachez que je suis fière d'avoir été vôtre, hier, aujourd'hui et à jamais. Que dans l'accompagnement de votre accomplissement personnel, j'ai trouvé autant de plaisir que dans les légitimes épreuves que vous m'avez infligée. J'aurai tant à vous dire encore, mais j'ai peur de ne pas trouver les mots justes (un comble pour une prof de Français !). Ce n'est qu'un au revoir, ma maîtresse ! Juste un au revoir ! Nous sommes faites pour vivre encore de grandes folies ensemble. Ma plus grande souffrance aura été l'absence de votre corps, de votre peau, de votre voix (que j'adore !). A bientôt, ma maîtresse ! Je vous aime. Votre dévouée de corps, d'âme et du reste. Iris.
Post-scriptum : A ceux qui se demanderaient si cette histoire est vraie, je répondrai qu'elle est aussi vraie que l'amour que je peux lire dans les yeux d'Iris à l'heure où j'écris ces dernières lignes. Dans cinq minutes, elle viendra se coucher contre moi avec sa guépière de vinyle bleu. Elle est à moi pour toutes les vacances de Noël et je n'en perdrai pas une minute de plus...
Posté le 12.06.2008 par melissasoumiseasamaitresse
Nous nous étions séparées étrangement dans la chaleur étouffante de son appartement. Elle, ma douce esclave, belle et sensuelle, s'envolait pour la Suède et moi, sa maîtresse, je demeurais avec pour seul souvenir d'elle l'ensemble des tenues affolantes que je lui avais offert au cours de son dressage.
Iris, Sandra dans la « vie normale », s'était certes jouée de moi avec la bienveillante complicité de mon coquin de mari, mais les mots qu'elle m'avait laissés dans sa lettre annonçaient d'autres jours heureux. Il me suffisait de prendre patience. Je ne pouvais imaginer alors au prix de quelles douleurs s'effectuerait la reconquête de celle que j'aimais soumettre à mes désirs d'insupportable dominatrice.
Le retour à la vie banale de prof de lettres fut difficile. Je poursuivais mon travail de formatrice, mais chaque réunion était un calvaire pour moi : Sandra n'était plus là. Il n'y a qu'auprès de mes élèves que je parvenais à oublier... Mais, à la maison, j'avais perdu le goût de me promener sur les sites les plus chauds du net... et si j'enfilais parfois quelques unes de mes tenues les plus sexy, c'était plus pour donner à mon tendre époux un plaisir visuel accompagnant nos instants de baise que pour retrouver les délices de la maîtresse exigeante que j'étais devenue en soumettant Iris.
Un message parvenu dans ma boîte aux lettres électronique mit fin à mes angoisses. Il était signé Iris. Elle ne m'avait donc pas oubliée. La déception fut aussi cruelle que l'espoir avait été brûlant.
"Chère maîtresse, j'ai rencontré ici un homme. Il s'appelle Sven. C'est un professeur d'Histoire. Je crois que nous nous aimons... Peut-être que je ne reviendrais pas en France. Sachez que je vous aime toujours, que vous emplissez mon coeur d'une nostalgie profonde, mais entre l'amour de cet homme et celui que je vous porte, il me faut choisir. Lui seul pourra faire de moi une femme véritable, me donner des enfants et une vie sociale respectable... Aussi, je vous dis aujourd'hui ce mot que vous aviez défini comme étant la clé qui me libérerait de vous : Erastothène. Adieu."
Je n’avais qu’à m’incliner. En son âme et conscience, Sandra avait fait le choix de me chasser de sa vie. Elle avait prononcé le mot libérateur : je ne pouvais plus rien attendre d’elle.
Il y eut des jours difficiles, des nuits lugubres au cours desquelles je me remémorais notre lutte de dépravées dans les cabines d’essayage de Sade&Puce.
Lorsque survinrent les grandes vacances, je n’étais plus qu’une ombre. La qualité de mon travail avait souffert tout le troisième trimestre de ma tristesse, mes relations avec Pierre s’étaient faites plus froides.
Ce fut lui qui, un soir, me mit les points sur les i :
« Tu ne peux pas continuer comme ça… ou tu l’oublies, ou tu vas la reconquérir. »
« De quoi veux-tu parler ? »
« Tu sais bien de quoi je parle… Je peux avoir l’adresse de Sandra… Si tu la veux vraiment, tu peux la reprendre… »
« J’irais contre son bonheur ?.… »
« Qui te dit que le bonheur ce n’est pas avec toi qu’elle l’a ? Je ne sais pas très bien jusqu’à quel point vous êtes allées toutes les deux, mais le peu que j’ai compris m’a montré qu’elle aimait t’appartenir et que tu ne vivais plus que de son obéissance et de sa soumission. Un homme aurait pu effacer tout cela chez elle ? Je n’y crois pas un seul instant. »
Le lendemain, j’achetais un billet d’avion pour la Suède. L’opération Reconquête commençait.
Je m’étais donnée deux jours pour savoir si ma démarche avait une chance d’aboutir. L’attitude conseillée par Pierre était la bonne. Si je voyais Sandra heureuse dans sa nouvelle vie, je savais que ma douleur s’estomperait… et si je la sentais troublée en me revoyant, je n’aurais dès lors aucun scrupule à tenter de la reprendre.
Je ne m’étais encombrée que d’un petit sac de voyage dans lequel