Ce qui m'étonne le plus lorsque je repense à cette fameuse séance, c'est le calme méthodique de mes gestes en violent contraste avec la furieuse passion de mes délires.
Ainsi, j'avais laissé l'appareil jetable tout proche de l'ordinateur. Et ce n'était pas un hasard ! Après le plaisir, la punition de ma soumise. Ces photos, elle devrait les faire développer elle-même. Cela signifiait aller récupérer les clichés... et je fournissais à Sandra l'adresse adéquate, celle d'un centre-commercial du sud de la ville où les commerçantes avaient fini par me décourager à force de brandir mes photos à la ronde en demandant "ce sont bien celles-là ?" J'aurais bien aimé trouver un stratagème pour justifier ma présence à ce moment précis en ce lieu. Mais Sandra était tout sauf une sotte. Le hasard, elle n'y croyait sans doute pas plus que moi. Et ma présence en ces lieux à ce moment précis l'aurait immanquablement alertée.
Je dus me résoudre à demander à ma soumise de déposer ses photos dans le tiroir du haut de sa commode. Je les récupérerais en son absence.
Et c'est ce que je fis quelques jours plus tard, non sans que Sandra m'ait auparavant décrit dans un mail (plein de soumission mais aussi d'humour) la confusion de la vendeuse du rayon photo lorsqu'elle prit conscience de ce qu'elle montrait à la ronde.
Pour sa part, ma soumise semblait n'avoir conçu aucune gêne en la circonstance. Je ne pouvais que la croire. La photo sur Internet, la provocante sortie de l'église, son attitude à la boutique de photos, tout concordait. Sandra se fichait éperdument de ce que les anonymes pouvaient penser d'elle. Sentiment exacerbé d'une double supériorité, physique et intellectuelle, qu'elle venait expier sous la cravache morale de son maître.
Pour ma part, je ne m'étais que difficilement remise de ma première séance de bondage. Mes caresses enflammées avaient brûlé mon sexe. Celui-ci resta douloureux une bonne semaine. C'était une très bonne occasion pour prendre un peu de recul. Je ne connaissais Sandra que depuis un mois, mais j'avais l'impression d'avoir déjà atteint une sorte de paroxysme dans ma relation avec elle. Elle avait épuisé une grande partie des pistes que j'avais tracées (et que je n'aurais jamais effectué moi-même). Elle ne faillissait jamais lorsqu'elle devait remplir les missions que je lui imposais. Maintenant, je la récompensais plus que je ne la punissais. Le premier jour de sa domination, elle s'était promenée sans culotte dans la ville en tirant sans cesse sur sa jupe. Je savais que si je lui imposais à nouveau une telle épreuve elle prendrait désormais un malin plaisir à faire voleter sa mini-jupe.
Que pouvais-je imaginer d'autre ? Comment pouvais-je la mettre mal à l'aise ?
J'annonçai à Sandra que je partais en voyage pendant quinze jours. Elle m'assura en retour qu'elle en était désespérée. C'était sans doute vrai ! On verrait bien... Pendant mon "absence", elle devrait procéder chaque jour à un rituel précis avant de se coucher : introduire un gode de bonne dimension dans son sexe, le faire aller et venir. Sympa, me direz-vous ! Attendez la suite. Chaque soir, elle devrait rajouter cinq minutes de plus que la veille. Si je ne m'étais pas trompée dans mes calculs, elle en avait pour plus d'une heure dans les derniers jours. Je ne serai pas la seule à avoir de violentes douleurs de la paroi vaginale. S'y ajouteraient sans doute quelques problèmes de poignet. Autre contrainte : tous les soirs, elle devrait m'adresser un message dans lequel elle décrirait les faits et gestes de sa journée. En pièce jointe, devrait figurer une photographie d'elle dans une de ses tenues de soumise, photographie prise le jour même comme l'attesterait un exemplaire du quotidien local. Amuse-toi bien, ma chérie pensai-je.
Soir après soir, je récupérais dans ma boîte aux lettres le compte-rendu de la journée de Sandra. Elle me racontait tous les détails de sa vie de soumise soudain autonome et, pour me garder (du moins est-ce ainsi que je voyais les choses), elle faisait de la surenchère par rapport à mes ordres : elle s'était laissée peloter dans le bus par un garçon qui avait aperçu ses fesses dénudées sous sa jupe ; elle était allée faire pipi dans un parking "sous le nez" d'une caméra de vidéo-surveillance ; elle était retournée, vêtue de sa guêpière bleue et de son imperméable, dans une autre église de la ville.
Le plus étrange fut la remarque qu'elle fit à mon propos. Evidemment, nos chemins s'étaient à nouveau croisés dans le cadre de la formation ; c'était le deuxième jeudi de mon "absence". Elle n'était pas tendre avec moi dans son compte-rendu. "Maître, aujourd'hui, pour mieux vous servir, je suis allée à mon cours de formation professionnelle sans culotte, ni soutien-gorge, et maquillée comme une pute. A mon grand désespoir, Madame L., la formatrice, n'a absolument rien remarqué... De toute façon, elle ne voit jamais rien. C'est une femme complètement coincée. Peut-être pourriez-vous vous occuper d'elle ?" Que voulait-elle dire ?
Je "revins" de mon voyage professionnel un mardi. Le lendemain, je n'avais pas formation... et Sandra non plus (c'était une activité de groupe qui était prévue ce jour-là, et elle n'était pas concernée). C'était l'occasion idéale pour reprendre les choses en mains. Ma soumise avait un peu trop tendance à outrepasser mes ordres et c'était tout aussi désagréable que de la voir rechigner (ce qu'elle n'avait jamais fait). Elle méritait une bonne leçon !
Le piège prit la forme tentatrice d'un cadeau. J'annonçai à Sandra que pour la féliciter de son obéissance je lui allouai un crédit de 1000 francs à la boutique de lingerie ultra-sexy Puce & Sade. Tout était réglé avec Puce : on l'attendait dès l'ouverture du magasin à 13 heures. Ce serait pour elle l'occasion de se présenter sous le nom de soumise que je tenais à ce qu'elle porte désormais : Iris. La suite, je la connais par le récit que m'en fit Puce le lendemain.
A 12 heures 55, lorsque Puce engagea sa voiture sous la porte cochère qui permettait d'accéder à la petite cour au fond de laquelle était sa boutique, elle remarqua la jeune beauté dont je lui avais annoncé la venue. Elle portait son fameux imperméable noir, ce qui annonçait derrière la toile de popeline des vêtements hautement sexy. En professionnelle, Puce remarqua immédiatement l'allure très élancée de la jeune femme.
- J'ai su toute suite qu'elle portait les cuissardes que vous lui aviez achetées.
Puce descendit de sa voiture, prit le temps de la fermer à clé, vérifia chaque porte avant de s'approcher du rideau de fer qui protégeait l'accès aux merveilles contenues dans la boutique.
- Vous êtes Iris, je suppose ?
Ma soumise hocha la tête avec un sourire de connivence.
- Vous êtes ponctuelle ! Votre maître sera content...
Tour de clé dans la serrure. La machinerie releva lentement le rideau de fer dans un grincement.
- Attendez un instant avant d'entrer. Il faut que je coupe l'alarme et que j'allume les lumières.
Iris patienta une ou deux minutes, puis, lorsque la lumière blanche inonda le magasin, entra. Puce l'attendait derrière sa caisse.
- Vous savez pourquoi je suis ici, demanda ma soumise ?
- Parfaitement !
- Ce que je veux, c'est trouver une tenue qui s'assortisse parfaitement avec ça !
Elle détacha d'un geste rapide la ceinture de son imperméable, ondula des épaules et fit glisser l'imper sur le sol. Hormis ses bottes, elle était totalement nue.
- J'en ai vu des filles sûres d'elle dans ce magasin... mais jamais comme elle, me confia Puce le lendemain. Vous aviez vu juste. Elle était en train de vous échapper...
Puce fit alors assaut de la plus extrême courtoisie. Elle guida Iris dans son choix. Fallait-il rester dans le vinyle noir ou changer de couleur pour un rouge agressif ? Pouvait-on oser le mariage des cuissardes somptueuses avec le latex ? Et si on se contentait de longs gants de vinyle noir, d'un mini-string et d'un soutien-gorge tout aussi minimal ?
- Elle avait, me semble-t-il, déjà imaginé plusieurs possibilités... Et elle n'attendait de moi qu'une simple confirmation de ses choix. Ce choix, il était bien sûr le meilleur : une robe ultra-moulante de vinyle noir, lacée dans le dos ; une paire de longs gants de vinyle noir.
A ma demande, Puce avait réalisé des photographies des différentes combinaisons vestimentaires retenues par Iris.
Revenue derrière sa caisse, Puce annonça d'une voix ferme le prix final : 975 francs. Iris lui répondit qu'elle gardait les vêtements sur elle.
- Nous ne nous sommes pas comprises... Je vous demande de payer.
- Payer, fit Iris-Sandra ? Mais mon maître m'a dit qu'il prenait tout à sa charge...
- C'est ce qu'il vous a peut-être dit à vous... Mais, pour moi, je n'ai aucun doute. Vous me devez 975 francs et votre maître ne compte débourser aucun centime pour vos achats.
- Mais...
- Je devrais lui rendre compte de votre désobéissance...
Vaincue par cette promesse, Iris n'avait plus qu'à s'exécuter. Elle ramassa l'imperméable noir, fouilla poche après poche à la recherche de son porte-carte. Il avait disparu (subtilisé bien sûr par Puce pendant qu'Iris testait une de ses tenues dans la spacieuse cabine d'essayage).
- On m'a volé ma carte de crédit !
- Ben voyons... Il y a deux minutes, on devait payer pour vous, et maintenant, on vous a dérobé votre carte de crédit... Si je comprends bien, vous cherchez tous les prétextes pour ne pas payer...
- Je vous jure...
- Enlevez immédiatement ce que vous portez sur le dos... Retournez dans la cabine d'essayage et ôtez ces vêtements.
Iris se retrancha dans la cabine.
- Laissez-moi l'imperméable... Je n'ai pas envie que vous vous sauviez dès que j'aurais le dos tourné.
Sans rouvrir le rideau de velours rouge, Iris fit passer son imper noir en le jetant aux pieds de Puce. Un à un, elle restitua de la même manière les vêtements dont elle pensait qu'ils allaient venir se joindre à ceux de sa garde-robe : les gants, le mini-string, le tout petit soutien-gorge.
- Je peux récupérer mon imperméable ?
- Pas encore, mademoiselle ! Vous savez sans doute qu'on n'accepte pas de reprendre les vêtements qui ont été portés...
- Oui, et alors ?
- Cet ensemble de vinyle est invendable en l'état. Il est tout imprégné de vos odeurs intimes... Sortez de cette cabine et venez remédier à cela...
Iris jaillit comme une furie du coin essayage :
- Que voulez-vous que je fasse ?
- Ma petite (humour vache de la part de la Puce qui était dominée de plus de quinze centimètres par Iris juchée sur les talons interminables de ses cuissardes), je crains fort que vous ne deviez lécher ses vêtements jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de...
- Je pourrais les laver...
- Vous les lècherez... Et ici même à quatre pattes...
Iris n'avait plus qu'à s'exécuter. Elle se mit à quatre pattes. Puce posa devant elle le mini-string et le léchage commença. Chaque mouvement de langue entraînait l'ensemble du corps de ma soumise dans un langoureux va-et-vient. N'y tenant plus, au bout de quelques minutes, Puce commença à caresser les fesses d'Iris, puis à lui presser les seins.
- Tu mouilles, on dirait, ma petite salope !
Oui, Sandra mouillait. Au comble de la honte (pour la première fois depuis qu'elle m'était "soumise" ?), elle prenait pourtant un plaisir immense à sentir des mains se poser sur son corps.
C'est alors que retentit la sonnerie de la porte. Un client venait d'entrer.
- Salut Puce !
- Salut monsieur Georges !
- Qui est-ce ?
- Une soumise qui a essayé de déshonorer son maître...
- Belle fille !
Et l'inconnu, après avoir éprouvé la souplesse et la douceur de la peau d'Iris, lui administra deux belles fessées.
- Vous avez ma commande...
- Depuis hier... Je vous demande juste un petit instant... Il faut que je change l'activité d'Iris.
Iris poursuivit donc son léchage sur l'intérieur des minuscules bonnets du soutien-gorge.
Après le départ de monsieur Georges, Puce revint vers Iris.
- On dirait que tu as aimé les bonnes fessées de monsieur Georges. Ton cul en est tout rosé. Ton maître ne te châtie jamais ainsi ?
- Mon maître ne me touche jamais...
- Comment peut-il résister à la tentation ?
Et sans prévenir, la Puce enfila deux de ses doigts dans le vagin détrempé de ma soumise.
- Arrête maintenant...
Iris releva la tête. Sa langue était brûlante, elle avait les reins brisés, mais la douleur la plus fulgurante venait de son sexe traumatisé par quinze jours de godage intensif. Alternant coups de langue et pénétration, Puce conduisit Iris jusqu'à un violent orgasme.
- Tu es vraiment bonne, fit-elle lorsqu'elle sentit la décharge de plaisir d'Iris l'irradier à son tour.
Elle retira ses doigts gluants du sexe rougi d'Iris, les essuya sur les fesses rosies de la soumise avant de rajuster son propre string qu'elle avait descendu sur ses chevilles pour mieux coller sa foufoune aux courbes rebondies de Sandra.
- Maintenant, tu te casses...
- Rendez-moi au moins mon imperméable... Je ne peux pas sortir comme ça...
- Tu pars comme tu es venue, l'imperméable en moins... C'est ce que nous avions convenu avec ton maître...
- Passez moi au moins mes clés...
Puce hésita. Nous n'avions pas pensé à cela. En fait, nous n'avions pas imaginé qu'Iris viendrait quasiment nue. Pouvait-on risquer de faire mettre la jolie soumise en prison pour exhibitionnisme aggravé ?
- Les voilà tes clés !
En regardant s'éloigner Iris, Puce éclata de rire. Voilà une série de vexation qui ramènerait la belle soumise à sa place !
Tranquillement, la poitrine et la chatte à l'air, Sandra s'approcha de sa voiture garée à l'entrée de la cour, ouvrit la portière, mit le moteur à tourner. Elle prit dans sa boite à gants son téléphone portable, fit le numéro de la boutique. Puce, surprise, décrocha. Iris ne prononça qu'un seul mot : - Merci !